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19/04/2013

Les jeunes qui partent en Syrie ne sont pas des héros

J’ai lu un article tout à fait fou dans la Libre Belgique en début de semaine.  Un type inconnu qui se prétendait ‘historien amateur’ (excusez du peu et de l’arrogance innée), ne voilà-t-il pas qu’il a pondu un texte de deux pages pour dire que ces jeunes Musulmans qui partent se battre en Syrie sont des héros ?  Qu’est-ce qu’un historien amateur d’ailleurs ?  Quelqu’un qui a lu quelques articles d’histoire dans Historia ou le Readers Digest et qui croit pouvoir pérorer sur n’importe quel sujet en tant qu’expert sans aucun doute?

 

Il ne se rend pas compte, le type !  Pas du tout.  Ces types, ces jeunes, ces dévoyés, ces fous d’Allah comme certains les appellent, quand ils auront acquis l’expérience de la guérilla urbaine et du maniement des armes là-bas en Syrie, et qu’après cela – s’ils survivent - quand ils reviendront en Belgique, ils seront extrêmement dangereux, ils voudront à toute force imposer la Charia dans notre pays, faire voiler toutes leurs femmes et mettre en péril les fondements mêmes de notre démocratie, quitte à commencer des attentats kamikazes et que sais encore ?

 

Non, on ne peut pas répandre de telles idées incendiaires.  La liberté de pensée et de la presse a des limites.  Et je trouve très bien que la majorité des commentateurs aient remis ce petit monsieur à sa juste place de défenseur d’un (faux) politiquement correct. Encore un qui se croit d’une énorme importance ! Il y a des gens, surtout parmi les milieux de gauche et d’extrême gauche, qui profitent de toute faiblesse ou silence radio de nos dirigeants politiques pour entrer en scène et lancer à brûle-pourpoint leurs idées folles, incendiaires ou franchement dégoûtantes.

 

Et je trouve que la télévision syrienne a eu parfaitement raison de féliciter la Belgique qui s’oppose à l’envoi de mercenaires en Syrie.  Ce n’est d’ailleurs pas tous les jours que la Belgique est à l’honneur.

 

Il faut prendre toutes les mesures utiles pour s’opposer à ce que ces jeunes fous  partent se battre en Syrie, par tous les moyens, policiers, dénonciations, interdiction légale, confiscation de carte d’identité, arrestation et autres.

 

C’est important de combattre le terrorisme sous toutes ses formes, et j’admire ces politiciens belges qui ont le courage de s’opposer à ce danger grandissant.  Comme s’il y avait une commune mesure entre des combats parfaitement légitimes et ces jeunes qui, en Syrie, iront apprendre les règles élémentaires du terrorisme d’influence salafiste…

16/02/2013

A propos des gays, des femmes, de sexisme

La RTBF a passé un programme intitulé ‘La Belgique est-elle homophobe ?’ le mercredi 23 janvier dernier.  Bien.  Le point de départ, ce sont les crimes et attentats contre des homosexuels en Belgique.

 

Une réflexion amère que je me fais, c’est que quand on tue une femme hétérosexuelle (qu’elle soit l’épouse, l’ex-épouse, l’amie, l’ex-amie, une inconnue), pas de marche blanche, pas de grosses initiatives populaires.  Ce genre de meurtres passe dans la rubrique des faits divers alors que quand un homosexuel est victime d’une attaque, d’une agression caractérisée ou d’un meurtre violent, cela fait la une, on se mobilise et on fustige la population qui serait homophobe.

 

Bien, a-t-on jamais fait de grosses émissions sur le caractère misogyne d’une partie des hommes ?  Quand on parle de discrimination à l’égard des homosexuels, a-t-on pensé que toute une série de délits pourtant graves contre les femmes font hélas partie de leur quotidien : voies de fait, gestes ou paroles déplacés, tentatives d’attouchement dans le métro ou dans des bus bondés, meurtre de l’épouse, de l’ex-épouse, de la compagne ou de l’ex-compagne, parce qu’elle déplaît, qu’on en a rencontré une autre plus sexy, ou qu’elle barbe, ou qu’elle n’obéit pas aux injonctions de son maître des céans mâle, ou qu’elle est devenue trop grosse, qu’elle n’aime plus regarder des matchs de foot, etc.

 

Ce qui me dérange le plus dans tout ce tamtam public et audiovisuel, ce n’est pas qu’on manifeste ou qu’on fasse des émissions pour fustiger l’homophobie ou la violence contre les gays, ce qui me gêne le plus c’est la disproportion entre faits homophobes et réalité quotidienne de la violence contre les femmes.

 

J’ai été l’un des premiers à soutenir et applaudir au mariage gay et à l’adoption d’enfants par les gays.  Je fustige évidemment l’attitude qu’une partie soi-disant ‘éclairée’ en France bien-pensante a assumée dans le débat sur le ‘mariage pour tous’ et la ‘procréation médicalement assistée’ ouverte aux gays.  Que n’a-t-on entendu comme absurdités pseudo-morales ou pseudo-laïques dans ce ‘débat’ dans un pays qui pouvait jadis se targuer d’avoir créé le siècle des lumières mais actuellement en panne d’électricité et, surtout, d’idées originales.

 

Mais, je pars du principe qu’un acte de violence contre un homosexuel est l’égal d’un acte de violence contre une femme hétérosexuelle.  Si on parle de discrimination et d’homophobie pour de tels actes odieux à l’égard des gays, soyons conséquents au moins et mettons les femmes battues, torturées, mutilées, tuées, sur le même pied d’égalité, parce que, hélas, elles sont bien plus nombreuses.

 

Quant à faire une émission spéciale sur l’homophobie, est-ce nécessaire ?  On sait qu’une majorité de Belges (ne parlons pas des cultures qui, traditionnellement, haïssent les gays et les vouent aux enfers) accepte les homosexuels du bout des lèvres, les termes ‘pédale’, ‘pédé’, ‘tapette’, ‘à voile et à vapeur’, janette’ (à Bruxelles et en Flandres) sont suffisamment éloquents à cet égard, de même que les blagues qui continuent à circuler à leur sujet, les sourires en coin, les sous-entendus, etc.  Pour les hommes, rappelons-nous notre propre enfance et ces compagnons de classe qui n’étaient pas suffisamment virils à notre goût ou avaient l’air chochotteke comme on disait jadis à Bruxelles, de quelles moqueries ou blagues de mauvais goût n’étaient-ils pas victimes ?  Et quelles questions ne nous posions-nous pas dans la vie professionnelle si un de nos collègues masculins vivait seul sans relation ?

 

De récents sondages ont mis en exergue qu’en Flandre parmi la population non allochtone, 10 % des jeunes acceptent la violence contre les gays ; parmi la population allochtone ce chiffre monte à 25 %.t  50 % des turcs en Allemagne sont contre les gays, et ne parlons pas de la Russie…

 

Qu’on le veuille ou non, une partie de nos sociétés sera toujours homophobe car trop de personnalités en vue – et pas uniquement au sein des religions - disent qu’être gay est contre nature ou s’ils ne le disent pas ouvertement, leur frilosité politique à l’égard du mouvement gay indique une retenue qui ne devrait plus être de mise à notre époque.

 

Mais, dans le monde hétérosexuel, tous les hommes sont pour les femmes.  Pourquoi dès lors, quand ces mêmes femmes énervent, n’obéissent pas, n’aiment plus, veulent partir, quitter le ménage ou ne pas se soumettre aux diktats des hommes, doivent-elles être victimes de coups, d’insultes, de voies de fait ou de meurtres ?  Pourquoi les femmes sont-elles les victimes choisies quand un homme a envie de prendre du plaisir sexuel sans payer ?

 

N’y a-t-il au fond pas quelque chose de pourri dans notre éducation d’homme qui fait que nous considérions la femme comme un objet d’assouvissement de nos désirs (sexuels, mondains, de standing..), une chose, taillable, corvéable et couvrable à souhait, qu’elle le veuille ou non ?

 

Et quand une femme refuse ou qu’elle a décidé de quitter un homme, pourquoi parmi certains de ceux-ci, cette perte d’ ‘amour’ signifie-t-elle la perte d’une propriété.  Lhomme se est-il si faible qu’il ait besoin d’un gage visible de sa ‘force’ ?  Et tel Samson dans l’opéra connu, ayant perdu les attributs de sa virilité, faut-il punir celle qui nous dérobe de notre virilité ?  Car une femme qui quitte son mari ou désire recouvrer sa liberté, c’est humiliant pour l’homme qui la considère comme une possession matérielle.

 

Ce n’est pas le ‘sexisme’ qu’il faut combattre (voir de la pub de femmes jolies et peu vêtues ne me fera jamais penser à les ‘posséder’, il faut être ‘anormal’ pour passer à l’acte), ce sentiment macho, car le sexisme n’est qu’un symptôme d’un mal bien plus insidieux, le mal qui fait penser à l’homme, à l’immense majorité des hommes, que la femme est en réalité un tantinet inférieure à l’homme puisqu’au fond elle est plus douée pour les tâches ménagères, faire à manger, élever les enfants et s’occuper en priorité de tous ces trucs un rien embêtants, une redistribution des tâches qu’une société patriarcale a imposées au fil des milliers d’années, permettant ainsi à l’homme de s’intéresser aux vraies choses de la vie, telles le football, la télé, la rubrique sports dans le journal, les films violents.

 

Ne dit-on pas d’ailleurs par moquerie ‘qu‘une femme qui est occupée ne « pense » pas, n’est pas en mesure de faire des comparaisons’.

 

Après tout, une femme n’est pas le miroir de l’homme, elle est son faire-valoir jusqu’au jour où elle souhaite recouvrer son indépendance, du coup son Samson de mari ou compagnon ou ami recourt parfois aux coups, aux insultes, au déni de payement de pension alimentaire, au meurtre…

 

15/01/2013

L'effritement de l'État de droit en Belgique

À Anvers, le Parquet a décidé depuis un certain temps que dans certaines rues de Borgerhout, on allait contrôler les jeunes propriétaires de belles et chères voitures et leur demander de justifier l’origine des fonds ayant servi à l’achat de ces magnifiques engins.  Comme cela, en une fois, dans une commune du Royaume, on décide de faire fi de l’état de droit et on demande des comptes alors que les lois sur le fonctionnement de la police sont claires à cet égard, pour interpeller quelqu’un ou procéder à un contrôle – hormis les contrôles routiers de routine aléatoires ou ciblés qu’on connaît -, il faut un motif ou à tout le moins une suspicion légitime.  Et on demandera donc à quelqu’un qui n’a commis aucun autre délit que d’être au volant de sa propre voiture de se justifier avec un a priori de criminalité.

 

On pourrait imaginer que bientôt à Knokke, on abordera les vieilles dames se promenant avec toute leur bijouterie portable autour du cou et des poignets ainsi que sur la poitrine, pour leur demander qu’elles justifient l’origine des fonds ayant servi à ces achats ?  Ou qu’à Ohain voire Waterloo, dans le rutilant Brabant wallon, on se mettra à arrêter tous ces gentlemen et dames arrivant au Delhaize en BMW, Mercedes, Audi, ou au volant de l’un de ces monstrueux 4 x 4 à armature digne d’un Patton, et on leur demandera de justifier sur le champ d’où proviennent les dizaines de milliers d’euros ayant été nécessaires pour faire d’eux de tels heureux propriétaires de signes extérieurs de richesse.

 

Qui sait s’il n’y aura pas autant d’embarras chez ces nantis de Knokke, Ohain, Waterloo, que chez les propriétaires de ces rutilantes bagnoles à Borgerhout et qu’il y aura des demandes pressantes pour ne parler qu’en présence d’un avocat.

 

Je viens aussi de lire que pour éviter les imbroglios judiciaires et éviter les trop nombreuses relaxes pour vices de procédure, la Chambre a en séance plénière du 10 janvier 2013 passé une loi vite fait bien fait.  On va faire en sorte de ne pas relaxer quiconque pour motif de vice de procédure, comme par exemples pour les cas les plus connus de preuves obtenues d’une manière illégale ou des résultats d’une perquisition obtenus alors que le mandat de perquisition manquait de clarté quant aux objectifs judiciaires poursuivis.

 

Oh oui, ces derniers temps, des malfrats – même de très grosses pointures du crime organisé - ayant commis des crimes loin d’être bénins ont été relaxés pour vices de procédure.  C’est idiot, j’en conviens, mais à l’origine, ces règles de droit n’ont-elles pas été établies pour faire de la Belgique, justement, un État de droit ?

 

Je lis par ailleurs que dans le quartier anderlechtois de Kuregem, certaines zones deviennent à nouveau des zones de non-droit (no-go zones) passé une certaine heure du soir, s’y aventurer est comme on dit à ses propres périls.  Récemment, une de mes connaissances donnait un concert à 18 heures dans un quartier de Molenbeek, j’avais envisagé d’y aller en laissant bien sûr à la maison carte de crédit, carte de banque, etc et en n’emportant que le minimum vital.  Mon épouse m’a dissuadé d’y aller et un ami vivant à Saint-Josse, ex hippie, ayant porté les cheveux longs et guère peureux, m’a dit qu’il n’y serait pas allé non plus car sa peau blanche et ses cheveux blonds lui auraient inévitablement apporté leur lot de harcèlement voire pire.  Et, le pire, c’est que j’ai justement passé les neuf premières années de ma vie dans ce quartier de Molenbeek, il y a plus d’un demi-siècle et que maintenant cela constitue pour moi une no-go zone !

 

Dans De Standaard du weekend des 12 et 13 janvier 2013 le Procureur d’Anvers Herman Dams, lui, n’y va pas par le dos de la cuillère, lors d’une très longue interview.  Il est d’ailleurs l’une des figures pensantes des contrôles fiscaux dirigés contre certaines franges de la population anversoise à Borgerhout conduisant des voitures trop luxueuses pour leur type (délit de sale gueule).  Quant on lui demande s’il n’a pas inversé le fardeau de la preuve puisque c’est le Parquet qui doit fournir les preuves de délit en droit belge et international, il répond calmement « Habituellement, nous commençons une enquête au sujet de quelqu’un qui a commis un délit puis nous remontons les filières financières qui ont pu en découler.  Ici, nous tombons sur un flux financier et nous allons rechercher s’il y a eu un délit. »

 

Dans un cas précis documenté, une personne s’est vue confisquer sa voiture et a dû attendre 5 mois avant de la récupérer puisqu’il n’y avait pas eu de fraude fiscale ou autre.  Que dit le procureur à ce propos ?  «En termes juridiques, 5 mois est court.  Cela ne prouve pas nécessairement que la personne soit innocente, cela indique que nous n’avons pas pu prouver qu’elle est coupable par des preuves tangibles. (hard bewijs)»

 

Que dit-il à propos du type de vigilance ‘sociale’ que la population devrait appliquer selon sa nouvelle doctrine autoritariste ?  « Le combat pour la survie de notre société est comme un match de football. L’adversaire c’est l’insécurité. »  Et plus loin, cette perle « Je plaide pour plus de contrôle social.  Je suis à la recherche de celui qui voit beaucoup de choses.  Celui qui le soir en laissant sortir son chien et qui voit une camionnette munie de plaques étrangères, il doit appeler la police. »

 

Je viens de lire que De Wever et Turtelboom - tous deux d'Anvers évidemment - approuvent pleinement ces dérives d’un haut magistrat, ce qui – si c’est nécessaire – indique dans quelle sorte de dérive judiciaire notre pays de droit est occupé à pénétrer de plain-pied.

 

Amusant de voir comme dans la Flandre bourgeoise et bien-pensante, ce que ce terme d’étranger (ou de couleur de peau différente du milieu ambiant) crée comme connotations perverses : criminalité, saleté, revenus illicites, fraude, vols, etc.  Van Peel, échevin d’Anvers n’a-t-il pas dit quels étaient les trois mots que les bénéficiaires de logement social devaient apprendre en premier lieu : sac poubelle/déchets ménagers, propreté.

 

Et, d’autre part, quand il est prouvé qu’une forte proportion d’étrangers n’est pas étrangère à de la petite ou grosse criminalité comme dans certains quartiers no-go d’Anderlecht, Molenbeek, Laeken ou des quartiers d’Anvers, on applique la devise du ‘politiquement correct’, on se refuse à considérer la réalité sur le terrain ; non seulement cela, mais on décide aussi que ces zones no-go ne verront pas de policiers actifs sur le terrain, on accepte l’état de fait, on laisse aller, on laisse faire.  Et, comme dans les banlieues de Paris, qui sont les principales victimes de cette petite criminalité, de ces harcèlements, vols, viols, pas les bourgeois de Knokke, Ohain ou Waterloo, non, ce sont les populations immigrées qui sont en première ligne de cette violence coutumière.  On les laisse donc à leur sort, comme si elles vivaient dans des ghettos judiciaires, hors de portée de nos lois et de la protection qu’un pays est censé apporter à ses habitants.

 

J’ai parfois le sentiment très profond que la Belgique est en complète déliquescence.  Qu’elle s’effrite se craquèle, de tous les côtés, que petit à petit un tas de faits sapent ses fondations juridiques mêmes.

 

Ce n’est pas De Wever qui fera en sorte qu’éclate la Belgique.

 

L’incurie perverse et délétère dont souffrent la Justice, certains services de police, la magistrature assise, certains parquets, du pays, la négligence coupable dont nos gouvernants font preuve dans leur refus de réformer en profondeur ce qui fait l’état de droit de notre pays selon deux axes majeurs, lutte accrue contre les criminalités et une meilleure protection juridique des ayants droit de victimes mais aussi des coupables de crimes ou délits, conduiront à moyen terme à ce que deviennent de plus en plus floues les valeurs juridiques ayant assis notre tissu social.

 

Et, il faut le reconnaître, l’idéologie de droite ou d’extrême droite comme l’idéologie de gauche ou d’extrême gauche, avec leurs façons de mettre les criminels dans une espèce de carcan correspondant à leurs vues politiciennes, n’aident pas à résoudre en profondeur des problèmes criants.  Si à droite on fustige tout ce qui est criminogène chez les étrangers, l’idée de base de la gauche que c’est la société qui est coupable des crimes que commettent des individus (paupérisation de l’être humaine, ‘l’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt’, etc.) et non ces ‘pauvres’ victimes de criminels, est  aussi aberrante que celle de dire et de penser que tous les étrangers issus de certains pays (Maghreb, Turquie, Africains, etc.) sont des criminels en puissance.

 

Et quand on parle de comparaison avec les années trente à propos de populisme, peut-être oublie-t-on qu’à côté d’un populisme militant, il y eut des dictatures, des états totalitaires, des états qui firent de leurs citoyens de braves petits délateurs, de braves petits robots, et, tant en U.R.S.S. qu’en Allemagne nazie, l’étranger était honni, pourfendu, vilipendé, houspillé sinon abattu.

 

Se rend-on compte chez nous que certains têtes pensantes chez nous et non des moindres commencent déjà à penser en termes totalitaristes ?  Se rend-on bien compte du virage que la Belgique a déjà pris ?