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21/06/2016

Garder la Forme

GARDER LA FORME

 

Récemment, lors d’une prise de sang à cause d’une fatigue persistante, je me suis aperçu qu’il était préférable pour ma santé que je me reprenne en main, taux de cholestérol trop élevé et la glycémie à deux points du diabète. J’ai obtenu un délai de trois mois pour refaire une prise de sang avec indice glycolisé qui détermine le taux de glycémie dans le sang sur une durée plus longue et qui confirmera ou infirmera le diagnostic de diabète.

 

J’ai donc pris les devants et dès le lendemain de la réception de ma prise de sang, j’ai éliminé un tas de mauvaises habitudes alimentaires de mon régime et commencé à faire attention à la teneur en cholestérol et glycémique de ce que je mange.

 

J’ai connu des diabétiques qui se piquaient et qui, quand on allait en visite d’amitié chez eux, offraient de la tarte l’après-midi, le tour de passe-passe étant une dose d’insuline plus importante. Une fois par année pour un anniversaire, mon épouse et moi-même allons manger dans un restaurant près de Damme en Flandre. J’y mange généralement du poisson, mais quand je vois autour de moi des gens qui mangent allègrement leurs 400 grammes de viande sans sourciller, j’en suis malade. Nous avions un ami diabétique et souffrant d’hypertension qui avait l’habitude de manger dans les 300/400 grammes de viande comme repas principal, pratiquement tous les jours. Et comme me l’avait dit un ancien collègue flamand, dans sa famille, dans sa jeunesse, il fallait manger de la viande tous les jours, c’était là sans doute le signe psychologique d’une richesse comparée aux années de disette juste après la fin de la guerre.

 

On constate que beaucoup de gens – en dépit de tous les articles et des nombreuses mises en garde à la télévision lors de talk shows ou d’émissions à portée médicale -, ne font au fond pas du tout attention à leur santé. Personnes fragiles des bronches et des poumons qui continuent à fumer. Femmes qui de plus en plus se mettent à fumer et dont la proportion de cancers des poumons augmente en conséquence. Personnes qui boivent tous les jours et qui sans être de véritables poivrots font preuve d’une légèreté de compréhension des capacités d’absorption à la longue d’organes vitaux comme le pancréas et le foie. Personnes qui abusent de plats préparés ou de fast food, sans parler des gâteaux à la crème, etc.

 

Dans ma jeunesse, alors que j’avais moins de 3 ans, mes parents sont allés voir le frère et la belle-sœur de mon père, m’emportant évidemment avec eux. La belle-sœur souffrait de tuberculose active et en est morte. Le résultat ? J’ai très tôt fait des anticorps, mais, a posteriori, je me dis que c’était criminel de la part de mes parents, j’aurais pu l’attraper cette tuberculose.

 

La malbouffe, les plats préparés, les restaurants de fast food, les pâtisseries industrielles, la sédentarité que la télévision offre puisqu’elle est devenue l’unique hobby et divertissement pour une majorité de gens, le Net et les longues heures de station immobile avec des jambes et des pieds tout aussi statiques, ont créé tant d’habitudes nocives et de facilités d’accès à la malbouffe, que les résultats sur le plan de la santé sont effarants. De plus en plus d’enfants et d’adultes sont maintenant obèses dans nos pays d’Europe de l’Ouest. Il y a actuellement de plus en plus de personnes qui doivent prendre des médicaments pour l’hypertension, un cholestérol élevé, le diabète. Sans parler des allergies qui maintenant touchent une moitié des enfants et adolescents et, assez paradoxalement, d’après certains professeurs en médecine, ce seraient nos conditions hygiéniques trop bonnes qui n’offriraient plus suffisamment de protection et d’anticorps à nos pioupious. Comme quoi, notre propre jeunesse à nous vautrer dans n’importe quelle boue ou saleté et l’hygiène fragmentaire que nous avons connue étaient salutaires.

 

J’ai toujours été fasciné de voir avec quelle légèreté des hommes qui réfléchiraient longuement pour prendre une décision rationnelle et justifiée, par exemple pour l’achat d’une voiture, d’une maison, d’un appartement, lâchent tout quand il s’agit de leur propre santé et de leur propre avenir. Je me souviens ainsi d’un ancien copain que je n’avais plus revu depuis une quinzaine d’années. Nous étions allés boire un verre avec lui, il fumait beaucoup et il buvait comme un trou. Il avait un excès de poids au niveau du ventre notamment. Je m’étais fait la réflexion {mon épouse est infirmière de formation, donc j’ai des affinités avec ce domaine médical} qu’il se trouverait tôt ou tard confronté à une crise cardiaque foudroyante ou à un AVC. Un an plus tard, il s’écroulait et mourait chez lui, victime d’une embolie foudroyante. Ce n’était pas de la divination de ma part, c’était écrit dans sa façon de vivre, de manger, de boire, et de ne pas tenir compte de certaines règles de santé élémentaires.

 

Bon, d’autre part, nous avons tous connu des gens qui buvaient, noçaient et mangeant en surabondance et qui ont vécu vieux. Comme des gens qui sans avoir jamais fumé se sont retrouvés avec une tumeur aux poumons.

 

Toutefois, on sait maintenant que certaines formes de cancers sont évitables (cancers des poumons, de l’œsophage et de la gorge, des intestins), qu’il est possible de maintenir sous contrôle la tension, le cholestérol et la glycémie par des mesures d’hygiène alimentaire appropriées. On sait que l’activité physique a un effet sain et positif sur de nombreux facteurs négatifs (cholestérol et glycémie élevés, hypertension). On sait que le recours à des plats préparés conduit à des dérèglements de santé. On sait un tas de choses en fait, qu’on ignore, délibérément, par « je-m’en-foutisme » ou par pure réaction de sale gosse {je n’en ferai qu’à ma tête, na !}. Y a-t-il, comme le soutien Freud, un instinct de mort, qui pousse hommes, femmes, adolescents, à se ficher de tout, à ne tenir compte d’aucun conseil culinaire ou de santé ?

 

Et, si souvent on parle de santé physique et du besoin de pratiquer un sport ou bouger régulièrement, quid de nos facultés mentales ? Dissémine-t-on l’information tous azimuts que pour conserver l’esprit agile il faudrait faire autre chose que de fixer écran de télévision, de jeux ou d’ordinateur, durant des heures ? Lire autre chose qu’une revue, regarder autre chose qu’un De Funès ou un show d’amuseurs. Car si nous avons un capital santé en parlant du corps, nous avons également un capital mental qui s’étiole, se délite, s’estompe. Des études pourtant ont démontré qu’il est possible, même au-delà de soixante ans, de créer de nouvelles connexions neuronales, il suffit de le vouloir.

 

C’est dommage que tant de personnes se laissent aller, que tant de personnes se condamnent par ignorance ou choix délibéré à leur propre mort alors que si elles avaient fait un minimum d’efforts – et j’avoue que cela me coûte de manger moins de chocolat, de me priver d’apéritifs pour un oui, pour un non, ou de frites -, elles auraient pu ou pourraient avoir de meilleures conditions d’existence et de mort.

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