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26/10/2014

LE SILENCE COUPABLE DE LA N-VA

 

Le 6/11/41 le maréchal Pétain transmet un message aux volontaires SS français : «Sachant que bientôt vous entamerez les combats, je réalise avec fierté que vous emportez avec vous au travers du feu de la guerre une partie de la gloire française... Prenant part à cette croisade dirigée par l'Allemagne, en aidant à repousser la menace contre l'humanité que représente le bolchevisme, vous méritez de ce fait la gratitude du monde. Rappelez-vous que par cette guerre vous défendez votre terre et, simultanément, vous donnez de l'espoir à tous les peuples d'Europe unis dans une future réconciliation.»

Depuis quelques années, et surtout sous l’impulsion de la N-VA, certains politiques et patrons flamands ont de plus en plus tendance à mettre le socialisme sur le même pied que le marxisme. On a même dit que Di Rupo était marxiste!  On critique aussi ceux du PS qui chantent l’«Internationale», oubliant que le compositeur de ce morceau était Gantois (Degeyter-1888) et que, de ce fait, les Belges auraient plus de légitimité historique à chanter cet air que les anciens communistes d’URSS.

 

On connaît l’arbre généalogique et le fond d’idées assez troubles de certains politiciens de la N-VA.  Mark Eyskens ne le cachait pas (lors d’une interview entendue sur Canal Z il y a déjà un ou deux mois), «à la N-VA, tous sans exception ont un passé de collaboration». Le frère de Bart De Wever, Bruno, un historien de renom spécialiste de la collaboration en Flandres disait ceci à propos de la collaboration «Mais, n’oublions pas qu’un grand nombre des gens du Mouvement Flamand, également à présent auprès de la N-VA, viennent de familles qui ont collaboré durant la guerre.» (interview dans ‘Het Nieuwsblad’ du 15 octobre 2014).  On sait qu’en mai 2011, 30 Sénateurs de partis flamands  ont voté pour la prise en considération d’une proposition de loi «effaçant, pour l’avenir, tous les effets des condamnations et sanctions infligées du chef d’actes d’incivisme ‘prétendument’ commis entre le 10 mai 1940 et le 8 mai 1945 et instituant une commission chargée d’indemniser les victimes de la répression d’après-guerre ou leurs descendants pour le préjudice financier subi à la suite desdites condamnations et sanctions».

 

On sait maintenant que De Wever a proclamé haut et fort après l’accord pour un gouvernement ‘suédois’ qu’il était heureux et considérait comme une incontestable victoire d’avoir chassé le parti socialiste de tous les niveaux de pouvoir (Flandre et Fédéral).  Et qu’il souhaitait que cela le fût à jamais!

 

Et, partant, et tout en restant rationnel, on peut se poser la question de savoir si dans cette véhémence contre le PS, il n’y a pas un sentiment de haine rabique ancestrale contre le bolchevisme, un esprit de revanche pour un conflit perdu auquel ont participé de jeunes nationalistes flamands. Collaborateurs aidant les occupants à rafler les Juifs, les gens de gauche et les soi-disant résistants.  Waffen SS aidant l’Allemagne nazie à continuer sur une immense échelle son entreprise d’extermination des Juifs, des asociaux, des partisans et des bolcheviques.

 

Ce combat de revanche a posteriori, cette nouvelle croisade nationaliste flamande contre la gauche, fait penser à ce que nous avons connu dans les années 30 quand le bolchevisme était considéré comme une menace contre l’humanité. Sans qualifier la N-VA de nazie puisqu’il s’agit tout de même d’un parti assis sur des principes démocratiques et dont les membres sont élus d’une manière démocratique, il faudrait se pencher sur les rouages du pouvoir nazi, leurs méthodes, leurs diatribes, leurs délires paranoïaques, afin de comprendre certains des aspects actuels de la politique en Belgique.  Et se pencher sur le fait que nous n’avons jamais pu entendre haut et clair de gens de la N-VA une condamnation sans équivoque possible de l’Allemagne nazie, du génocide et des massacres qu’elle commit, et de tous ceux qui, à quelque degré que ce soit, ont collaboré à ce régime déclaré criminel par le Tribunal de Nuremberg (45/46). 

 

Pour pouvoir pardonner à ‘ceux qui savaient ce qu’ils faisaient’, à des traitres et criminels belges, Flamands comme Wallons et francophones, effacer la mémoire de leurs crimes, il faudrait demander à Zuroff (Centre Wiesenthal), à Klarsfeld pour les autorités internationales, à Rubinfeld ou au rédacteur-en-chef de RésistanceS pour la Belgique, ce qu’ils en pensent, eux qui ont repris pour leur compte l’énorme tâche de défendre la mémoire des victimes de la Shoah.

 

Et qu’en penseraient les associations d’anciens résistants ou leurs ayants-droit?  Ces ayants-droit de personnes tuées ou envoyées dans des camps par jalousie, haine, cupidité ou parce qu’elles étaient suspectées de bolchevisme?

 

Et, énonçons le clairement, il ne s’agit pas ici d’un problème communautaire, il s’agit ici, essentiellement, d’un problème de valeurs, d’humanisme et de mémoire.

 

08/10/2014

NOUS VIVONS DES TEMPS EXALTANTS!

Nous vivons des temps exaltants avait dit à l’époque un ancien 1er Ministre belge (du temps des grèves contre la Loi unique si mes souvenirs sont bons, Lefebvre si je m’en souviens car à l’époque je lisais ‘Pourquoi Pas ?).

 

Que dirait-il maintenant car c’est maintenant vraiment que nous en sommes arrivés au point de pouvoir jeter un regard désintéressé sur notre monde et de nous dire: 

 

OUI, FRANCHEMENT, NOUS VIVONS UNE PÉRIODE EXALTANTE!

 

Imaginez-vous, en premier lieu, la famine a disparu dans le monde. La malaria, Ebola et tant d’autres maladies contagieuses qui étaient les grands tueurs en Afrique et en Asie, ont été éradiquées.  La dysenterie, le choléra, le Sida, sont des mots qui font référence au passé maintenant.  Partout en Afrique surtout, il y a des lieux d’accès à de l’eau potable gratuite.

 

Tout cela a été possible grâce à la mondialisation, à la suprématie des thèses du néolibéralisme qui ont pu juguler leurs forces et faire appel au désintéressement et à ce sentiment inné d’empathie de nos populations du Nord (vous rappelez-vous cette division entre populations du Nord et du Sud, jadis ?) qui ont mis au point des stratégies d’investissements massifs en Afrique, dans les zones paupérisées de l’Asie et de l’Amérique du Sud, avec le résultat que désormais dans tous ces continents jadis défavorisés, maintenant chaque enfant qui naît a une espérance de vie de 75 ans pour les hommes et 83 ans pour les femmes, un droit fondamental à l’éducation, au travail et à une retraite décente.

 

Vous souvenez-vous de tous ces anciennes républiques de l’URSS qui avaient gagné leur indépendance?  Eh bien, après des décennies de crises, la majorité de ces anciens états indépendants (Ukraine, Géorgie, Lettonie, Kazakhstan, Lituanie etc.) ont décidé de rejoindre la Fédération russe des États Indépendants (FEI) sous le giron du camarade Poutine, certes un rien vieilli, le fédérateur historique qui, pour les historiens, prend déjà des allures de l’un des plus grands hommes russes de l’histoire de ce pays.

 

Au Proche-Orient, après les pourparlers de paix qui ont abouti sous l’égide de l’ONU, Palestiniens et Israéliens vivent maintenant en parfaite harmonie dans une confédération, une union de deux grandes nations, appelée ‘Ispal’.  Il n’est pas rare maintenant de voir des Palestiniens et Israéliens unis à des concerts de musique ou lors de barbecues entre voisins, boire et manger ensemble aux cris conjoints de ‘L’Chaim’ et ‘Salam Aleichum’. Les mariages ‘mixtes’ deviennent de plus en plus courants surtout depuis que dans les deux pays on a instauré la suprématie du mariage civil par rapport au seul mariage religieux.  Dans les deux pays maintenant, les femmes ont le droit de divorcer à leur simple demande.  Évidemment, les armées ont été abolies des deux côtés de l’ancienne frontière séparant Israël des zones sous contrôle palestinien.  ‘Make Love, not War’ étant devenu le slogan favori des jeunes arabes et juifs.

 

Un peu au nord-est, dans cette région violente, vous vous souvenez qu’à une époque on parlait d’un groupement terroriste très barbare appelé ‘État Islamique’ ou ‘Daesh’ ?  Eh bien, un jour, tous ces individus se sont volatilisés comme si – un peu pareil à la disparition des dinosaures –, ils avaient tous été frappés d’un mal terrifiant qui fit en sorte que d’un jour à l’autre, même d’un moment à l’autre, ils ne furent plus là pour réduire les gens d’une tête.  Dieu avait-il décidé qu’ils dérangeaient l’Image qu’Il aurait voulu montrer à ses disciples et, partant, les avait-Il rappelés à Lui?  Tout comme le mystère de la disparition des dinosaures, cela reste actuellement l’un des grands mystères de notre ère contemporaine et une foule de chercheurs et d’historiens de par le monde pratiquent des fouilles sur les lieux au nord de l’Irak et de la Syrie afin de voir s’il est possible de déchiffrer cette énigme scientifique.

 

Du coup, les problèmes de pays limitrophes comme ceux qui régnaient en Syrie, Afghanistan, se sont résolus d’eux-mêmes, les gens ont déposé les armes, les anciens ennemis se sont embrassés (‘Make Love, not War!’) et tout le monde à commencé à reconstruire ce qui avait été démoli durant des années, parfois des décennies de conflits larvés ou déclarés.  Si vous deviez maintenant aller à Kaboul, à Damas voire à Bagdad, vous ne reconnaîtriez pas ces villes, tant elles ont assumé la mine de villes-champignons qui, grâce aux dons généreux de pays désintéressés, ont pu y faire construire des gratte-ciel, des cités entières pour héberger les plus démunis.  La Belgique, pionnière comme souvent, a aidé ces trois pays à y mettre au point un régime de sécurité sociale obligatoire pour tous comme nous l’avions connu dans notre propre pays avant que les gouvernements successifs de centre-droite ne le relèguent aux oubliettes du passé.

 

En Chine, avec ses 2 milliards d’individus, tous maintenant jouissent des droits fondamentaux, liberté de presse, de parole, d’assemblée, religieuse, du mariage pour tous, droit à l’enseignement et à l’IVG, droit au travail et à une pension décente.  Là aussi, le know-how de la Belgique en matière de SS (sécurité sociale) a été prépondérant pour l’instauration d’un système équitable pour tous les citoyens du pays.  Le 1er au monde en termes de production industrielle et de PIB.

 

En France après l’accession au pouvoir d’un mouvement d’extrême droite, il n’y a plus ni problème d’identité ni de problèmes communautaires; les cités sont calmes.  Et vides.  Tous les éléments de souche étrangère (lisez maghrébine) qui n’ont pas le type de faciès obligatoirement admis par les administrations locales, ont été expulsés, dissuadés de vivre dans le pays, ou houspillés à un point tel qu’ils ont pris leurs cliques et leurs claques et sont retournés dans des pays plus accueillants.  Le même phénomène s’est produit dans les pays scandinaves, au Royaume-Uni et en Espagne.  En Italie, par contre, s’il avait fallu remballer tous les gens au faciès ‘bizarre’ ou ‘peu reluisant’, eh ben, il n’y aurait plus eu personne dans ce pays, hormis quelques bobonnes et bambins.

 

En Belgique, lors d’une cérémonie grandiose retransmise par les chaînes de télévision du monde entier, et en la présence du Roi et de la Reine des Belges, Flamands, Bruxellois et Wallons ont solennellement signé un Pacte de Réconciliation Nationale (PRN) à la Tour de l’Yser, où on a remplacé le slogan AVV/VVK (alles voor Vlaanderen/Vlaanderen voor Kristus) par ‘L’Union fait la Force’/’Eendracht maakt macht’, oubliant une fois de plus les germanophones.  Elio Di Rupo et Bart De Wever, vivant encore tous les deux malgré leur âge avancé, se sont embrassés à la russe, sur la bouche et ont juré d’aller boire un godet ensemble après la cérémonie officielle.

 

Aux États-Unis, enfin une femme est devenue présidente du pays, la fille Clinton qui après avoir mis au monde ses enfants, a décidé de se lancer dans la politique et a rallié tous les suffrages tant démocrates que républicains.  Elle a tout de suite lancé une série de mesures ‘libérales’, tendant à réinstaurer l’IVG, le mariage gay et la loi d’accès aux soins de santé, abrogés par le frère Bush (Jeb), venu au pouvoir après le départ d’Obama.

 

L’ONU s’est dissous, inutile maintenant que la paix règne dans tous les pays du monde, que la misère, les maladies contagieuses, les sources de conflits, ont disparu.

 

Grâce à des gens comme Rockefeller, Ford, Dupont de Nemours, Getty, Hammer, Gimbel et tant d’autres, nous avons appris que rien ne vaut le travail, que seul le travail est susceptible d’épanouir l’individu, seul le travail productif est susceptible de donner un sens à la vie de chacun.

 

L’homme naît pour travailler!  Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays’, avait dit Kennedy lors de son inauguration comme Président des States le 20 janvier 1961.

 

Dommage que le slogan ‘Arbeit macht Frei’ eût fait l’objet de copyrights, il aurait parfaitement décrit cette philosophie du travail qui a enfin permis de créer des conditions de paix, d’entente et de bonheur pérennes dans le monde entier.

 

13:58 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0)