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26/06/2011

Degrelle par Jonathan Littell

Critique de l’essai «Le sec et l’humide » de Jonathan Littell.

 

Dans « Le sec et l’humide » Jonathan Littell aborde la personnalité du fasciste Léon Degrelle, via son livre «La Campagne de Russie», sous un angle inattendu.  Il se fonde sur un ouvrage de Klaus Theweleit paru en allemand en 1977 sous le titre de « Männerphantasien ».  Qu’écrit Jonathan Littell au sujet de cette théorie qualifiant le fascisme de « mode de production de réalité »?  «Le ‘fasciste’ ou ‘mâle-soldat’, pour Theweleit, ne peut pas être compris en termes de psychanalyse freudienne (…) le modèle freudien du Ça, du Moi et du Surmoi, et donc de l’Œdipe, ne peut pas lui être appliqué, car le fasciste, en fait, n’a jamais achevé sa séparation d’avec la mère, et ne s’est jamais constitué un Moi au sens freudien du terme (…) il s’est construit ou fait construire – par le truchement de la discipline, du dressage, d’exercices physiques – un Moi extériorisé qui prend la forme d’une ‘carapace’, d’une ‘armure musculaire’ (…) Mais ce Moi-carapace n’est jamais tout à fait hermétique, il est même fragile (…) Pour survivre, il extériorise ce qui le menace de l’intérieur, et tous les dangers prennent alors pour lui deux formes, intimement liées entre elles : celle du féminin et celle du liquide, de ‘tout ce qui coule’ (…) Quant à la menace du liquide, le fasciste peut soit la projeter sur le bolchevisme, auquel cas elle revient sous la forme de la Marée rouge, contre laquelle il érige la digue de ses armes et de son corps (dur), soit la dompter, en faisant par exemple couler la foule dans le canal rigide de la parade national-socialiste. »[1]

 

Littell s’attelle à relever les nombreux mots évoquant l’élément liquide ou ses composantes : «boue », «mer de limon », «limon putride», «immense cloaque», «eau fangeuse», «bourbiers», «boue fétide», «fange profonde», «fleuve de lave ».  Il compte même le nombre de fois que de tels mots sont cités dans l’ouvrage de Degrelle.[2]

 

À la lecture de cet essai sur le fascisme de Léon Degrelle, on en vient d’emblée et en totale opposition à ce que soutient Littell, à penser aux personnalités de type anal telles que Freud les a décrites.  Pourquoi ?  Parce que les personnalités de ce type se distinguent avant tout par un souci de la propreté  quelquefois exacerbé au point d’un devenir un trouble fonctionnel; elles en viennent vite, quand elles ont fixé leur névrose sur un objet extérieur de haine, à qualifier leurs ennemis, antagonistes, opposants, usurpateurs, ou personnes qu’elles envient en secret, de «sales», de «répugnants», de «parasites», de «peste noire», de «chienlit ».  Et de la «propreté du corps », on en vient très vite aussi à épouser un système de pensée unique  de  «pureté de la race », et, partant, à cette autre pensé de « suprématie de la race ».

 

Hitler, le prototype du fasciste, se souciait très peu de l’élément liquide, selon Littel l’ennemi fondamental pour l’esprit fasciste.  Par contre celui de la pureté de la race aryenne fut l’élément-clé, le moteur, qu’il utilisa pour galvaniser tout un peuple et le précipiter dans une guerre mondiale.  Que disait-il, notamment ?

-          « Le but juif final, c’est la dénaturalisation, l’abâtardissement par le mélange racial des autres peuples, l’abaissement du niveau des races les plus supérieures, de même  que la domination de cette purée de races par le biais de l’extermination des intelligences populaires et de leur remplacement par des membres de son  propre peuple… »[3]

-          « Le Juif ressortit à une race, mais n’est pas un être humain. Il ne peut pas être un être humain au sens de l’image de Dieu, de l’Éternel.  Le Juif est le portrait craché du Diable. La juiverie signifie une tuberculose de la race des peuples. »[4]

 

Hitler personnifiait et cristallisait en sa personne de «Führer»  et ses idées – souvent perverses – toutes les frustrations des « petites gens ».

 

Qu’a écrit Erich Fromm à ce sujet ?  « En ce qui concerne la pathologie du narcissisme collectif, le symptôme le plus évident et le plus fréquent consiste, comme dans le cas du narcissisme individuel, en un manque d’objectivité et une déformation du jugement rationnel (…) Le narcissisme collectif demande une satisfaction, au même titre que le narcissisme individuel.  À un certain niveau, cette satisfaction est fournie par le dogme commun de la supériorité du groupe auquel on appartient, supériorité qui a pour corollaire l’infériorité de tous les autres groupes. »  [5]

 

Pour Wilhelm Reich, à la base du fascisme, il y avait un élément psychosocial déterminant :

-          une théorie des races : «le noyau de la théorie des races bâtit la protection promise de la ‘pureté du sang’ (…) L’idéologie des races distingue le bien du mal d’une manière qui octroie, aux personnes qui s’identifient avec le mythe aryen un sentiment de la plus grande pureté et sécurité, et qui permette d’attribuer l’impureté, la maladie, la sexualité, à d’autres personnes, inférieures.  Le Nègre et le Juif deviennent alors des cibles de choix – des boucs émissaires -, pour la haine des gens, ce qui leur permet de s’extraire de leur misère sexuelle ou de leur détresse économique»[6]

 

Friedrich Hacker a écrit ceci sur l’Allemagne fasciste : « De la même manière, après la défaite militaire et la suppression de la monarchie dans l’Allemagne après la Première guerre mondiale, les grands propriétaires terriens et les « Junker » ont subi une énorme perte de prestige ; très vite, toutes les classes dirigeantes de l’Allemagne exhibèrent des signes manifestes de perte d’identité et de perte de direction, encore accentuées par la crise économique causée par l’inflation et le chômage de masse.  Aucun des partis politiques de la République de Weimar ne fut jamais en état, d’imprimer au peuple tout entier un sens d’essence supérieure ou un schéma directionnel, ou même de feindre de le faire.  Dans le pessimisme culturel et le chaos d’opinions grandissants, la crise identitaire fut aiguë et, partant, le souhait d’un cadre identitaire solide, irrémédiable.  Pour les nationaux-socialistes, l’Allemagne, l’identité allemande, la mission allemande, furent des concepts centraux, autour desquels toutes les autres valeurs pouvaient se grouper et qui donnaient cependant des images expressives, dramatiques, du contre-type, de l’anti-image.  Dans la focalisation de l’ennemi non-allemand, on pouvait y emboîter en politique interne  les communistes, les libéraux, les Juifs et, en politique externe, à nouveau les Juifs dans leur conspiration mondiale mais aussi les Français, les Tchèques, les Polonais, les Russes et tous les autres « Untermenschen ».[7]

 

Le philosophe Marcel Gauchet souligne également cet aspect de cristallisation des volontés individuelles en une pensée unique : « Les totalitarismes s’efforcent de résoudre un autre aspect du problème de la représentation : la discordance des opinions.  Le parti conjure magiquement cette discordance : il permet d’obtenir le peuple-idée en actes.  Au-delà, le leader suprême résume en sa personne à la fois l’âme du peuple et le corps de la collectivité. »[8]

 

Gauchet note un autre aspect relatif à ces adhérents au totalitarisme : « L’étrange silence des anciens nazis me semble moins relever de la dissimulation que d’une vraie incapacité à s’expliquer sur ses choix. »[9]

 

Pourtant, certains fascistes restent véhéments, même après la disparition de leurs espoirs de suprématie.  Qu’écrivait Degrelle, bien après la défaite, dans une lettre du 6 juin 1984 adressée au « Directeur Général de la R.T.B.F. » ?  « J’ai été mis en cause personnellement, à de nombreuses reprises, au long des émissions de la ’Radio Télévision Belge de langue française’ consacrée à l’’Ordre Nouveau’.  En outre, au cours des débats qui y ont fait suite et que votre chaîne diffusait, j’ai été l’objet d’outrages des genres les plus divers, agrémentés de contre-vérités caractérisées.  La loi prévoit – et la morale la plus élémentaire aussi – que la victime d’agressions de presse ou de télévision puisse répondre à ses accusateurs ou insulteurs en recourant aux mêmes moyens de diffusion.  Cela étant, je désirerais savoir quand et comment je vais être mis à même d’exercer devant les caméras de la R.T.B.F. ce droit élémentaire de réplique (…) Aux Etats-Unis, on me paye cinq mille dollars l’heure de télévision.  A vous, qui pourriez encore utiliser la dérobade de la dépense, je ne demande rien d’autre que le respect de la vérité et des droits de tout insulté à la défense de son honneur, ainsi qu’une honnête répartition des chances dans un débat. »[10]

 

On a tout de suite compris qu’il y va ici avant tout d’une personnalité narcissique blessée dans son ego, rabaissée, humiliée, meurtrie, et qui tient à faire valoir son point de vue, aussi criminel fût-il.  On notera en passant l’aspect financier qu’évoque Degrelle, la pingrerie étant par ailleurs l’une des caractéristiques de la personnalité de type anal.

 

Rudolf Hoess, chef du camp d’Auschwitz, dans un passage évocateur de ses mémoires : « Ces hommes n’avaient plus le moindre égard les uns pour les autres ; l’instinct de conservation avait détruit en eux tout sentiment humain.  Les cas de cannibalisme n’étaient pas rares à Birkenau.  Un jour j’ai trouvé moi-même un Russe couché entre deux tas de briques : on lui avait ouvert le corps avec un couteau émoussé et on lui avait arraché le foie.  Ils s’entre-tuaient pour s’emparer de la plus misérable nourriture (…)  Ce n’étaient plus des hommes.  Ils s’étaient transformés en bêtes qui ne pensaient plus qu’à manger.[11]

 

Ici comme on le voit, ce n’est pas la dichotomie entre les «éléments sec et liquide» - comme le soutient Littell dans son essai, bases psychiques du fasciste Degrelle selon lui - qui était prépondérante mais le dégoût qu’éprouvait Hoess à la vue de ces sales Russes se conduisant comme des bêtes.

 

Mais ces exemples concernaient des gens haut placés dans la hiérarchie totalitaire.  Pour qu’un régime d’une telle construction idéologique vive, survive, se développe, atteigne ses objectifs, il a besoin de fourmis ouvrières, d’industrieux, de besogneux, d’hommes qui épousent ses idées et qui sacrifieraient tout pour les réaliser.  Nombre d’individus rassemblés dans une masse léthargique, souffrant de sentiments d’infériorité, ne retrouvent en effet une certaine forme de dignité que via un collectif qui leur permet non seulement d’épouser une conception de masse à vocation de supériorité de race, de pureté,  d’idéologie, de religion, de politique, mais aussi d’exercer leurs tendances nécrophiles. Erich Fromm, à ce sujet : «…le nécrophile, lui, fait passer la ligne de démarcation entre ceux qui possèdent le pouvoir de tuer et ceux qui en sont dénués (…) Il éprouve de l’amour pour ceux qui tuent et du mépris pour ceux qui se font tuer. »[12]

 

Marcel Gauchet précisait également ce point crucial de l’idéologie fasciste : «Pour le fascisme, c’est tout autre chose : il n’y a pas de différence entre le programme et sa réalisation. Le fasciste, autrement dit, dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit.  L’action prime.»[13]

 

Si on examine l’état d’esprit, non pas des meneurs d’hommes ou des autres Führer, mais la mentalité de ces millions de collaborateurs et meurtriers se disant fascistes, ces besogneux, ces ouvriers de la solution finale, n’ aurait-il pas été plus intéressant pour Jonathan Littell de descendre aux fondements mêmes du mal ?  De tenter de comprendre pourquoi des millions d’individus soi-disant «normaux» ont été attirés par le fascisme ?  Et pourquoi l’identification partielle ou totale à une idéologie de ce type a fait d’individus tout à fait humains au départ des êtres qui, compte tenu des circonstances légales ou de fait et de ce que les «penseurs» leur avaient suggéré, ordonné, sont devenus des machines à tuer, à avilir, à agresser, à violer, à emprisonner à ramoindrir.  Sans le moindre remords.  L’essai «Le sec et l’humide» nous montre peut-être ce que fut Degrelle et sa conception du fascisme.  Il n’apporte hélas aucun éclairage psychologique sur tous ces anonymes dont la pérennité meurtrière ne nous fut léguée que par le nombre incalculable de victimes qu’ils laissèrent derrière eux et sans qui la Shoah et les atrocités commises durant la Deuxième guerre mondiale n’auraient pas été possibles…

 



[1] « Le sec et l’humide »,  l’Arbalète Gallimard, par Jonathan Littell, pages 25-27

[2] Op. cité, pages 48 et 51

[3] « Mein Kampf » cité dans « Hitler » de Joachim Fest, page  293

[4] Discours d’Hitler au Cirque Krone en mai 1923, extrait de « Hitler », op. cité, page 303

[5] « Le cœur humain »,  Petite Bibliothèque Payot, d’Erich Fromm, pages  120/121

[6] « Wilhelm Reich – Pionier des neuen Denkens »,  Stb, par David Boadella, pages 108-110

[7] « Aggression », Rowohlt, par Friedrich Hacker, pages 279/280.

[8] Interview de Marcel Gauchet dans « Marianne » du 6 au 12 novembre 2010.

[9] Même interview de Marcel Gauchet

[10] Extrait de la copie de la lettre que je possède

[11] « Le commandant d’Auschwitz parle », de et par Rudolf Hoess, édition La Découverte/poche, pages 151

[12] Op. cité d’Erich Fromm, page 50

[13] Même nterview de Marcel Gauchet

12/06/2011

Nation et univers concentrationnaire

Dans la 3e partie de l’« Archipel du Goulag », Soljenitsyne introduit une parodie pseudo-scientifique sous le titre d’ « essai ethnographique », soi-disant rédigée par Fan Fanych, tendant à prouver que les zeks (prisonniers) du goulag formaient une seule nation.  Origine commune des prisonniers astreints à des travaux d’ordre économique (prolétaire, comme il se devait), valeurs communes (communistes, cela allait de soi), langue commune, identité de conditions d’arrestation, d’interrogatoires, de détention, d’esclavage, bref de destin.

 

Évidemment, il y avait là une sérieuse dose d’humour de la part de Soljenitsyne parce que le terme « nation », selon la définition 2 du « Petit Robert », se caractérise par la prise de « conscience de son unité » et de la « volonté de vivre en commun ».  Or, et l’auteur le met bien en évidence, le goulag c’était le dernier cercle de l’enfer où tout homme était un loup pour l’homme et où régnait suprême la survie personnelle et, partant, l’égoïsme animal le plus abject.

 

Et, si – abstraction faite de la solution finale et des exterminations immédiates -, on devait jamais extrapoler cette notion pseudo-scientifique de « nation » aux prisonniers des camps de la mort nazis, à ceux qui furent conservés en vie afin de faire tourner les rouages d’une production industrielle-militaire de plus en plus exsangue, à quelles conclusions arriverions-nous ?

 

La littérature spécialisée ne laisse aucun doute à ce sujet.  Les esclaves du régime nazi ne formèrent jamais une nation unique au sens où l’entend – par dérision – Soljenitsyne.  Au contraire, dans ce qui fut le prototype du camp d’exploitation d’esclaves, Birkenau, on retrouvait une vingtaine de nationalités différentes d’hommes et de femmes astreints à travailler jusqu’à ce que mort s’ensuive.  Hormis les Juifs, les prisonniers issus de certains pays plutôt homogènes des points de vue de la langue et de la culture (Soviétiques, Polonais, Tchèques, Allemands) avaient quelquefois tendance à pratiquer une certaine forme de solidarité humaine à l’égard de leurs propres concitoyens.  Mais là aussi il y avait des limites.  Par exemple, à Birkenau justement, quand les « politiques » réussirent finalement à avoir accès à des postes de « proéminence », après avoir supplanté les détenus de droit commun (les « verts », comme on les appelait), souvent les petits gestes qui pouvaient sauver une vie humaine furent en priorité adressés à des camarades communistes ou parfois apolitiques mais appartenant à des cellules de résistance clandestine au nazisme.  Et, de nombreux témoignages concordent à ce sujet, les Polonais et les Tchèques en voulaient aux Français, leur reprochant de les avoir lâchés avant la guerre.  À Mauthausen où de nombreux Espagnols, anciens combattants « rouges » de la guerre civile espagnole avaient été incarcérés, ceux-ci avaient également très peu d’estime pour les Français, pour les mêmes raisons historiques.  Quant aux Belges, Flamands et francophones formaient des groupes distincts aux intérêts personnels parfois opposés.

 

Pour les Juifs n’ayant pas été sélectionnés pour la chambre à gaz ou la mort par balle, on aurait pu croire qu’ils auraient formé une seule nation unie contre le nazisme en vertu de leur identité de langue et d’histoire.  Hélas, il faut déchanter.  Il y avait de telles différences sociales et culturelles entre les Juifs issus des « shtetlach» (pluriel de « shtetl », petit village d’Europe de l’Est peuplé surtout de Juifs ashkenazim)  paupérisés et ceux en provenance de pays mieux nantis (France, Pays-Bas, Allemagne) qu’aucune véritable solidarité ne se développa jamais entre ceux qui pourtant durent partager un sort et des conditions de détention effroyablement identiques.  Et, les témoignages concordent également, quand des Juifs originaires de pays « riches » étaient envoyés dans des ghettos comme par exemple Riga ou Kaunas en Union soviétique, ils mouraient bien plus rapidement que leurs équivalents juifs lettons ou lituaniens d’origine.

 

Les meilleurs exemples, dès lors, de ce qui put – durant la Deuxième guerre mondiale – constituer une « nation », ce furent ces magnifiques cas de résistance qui se produisirent dans les pays de l’Est sous occupation nazie.  Dans le camp d’extermination de Sobibor où une révolte aboutit à la fuite de centaines de prisonniers ; à Birkenau où une révolte d’un « Sonderkommando » fut matée par le sang mais réussit à détruire certains fours crématoires en octobre 1944.  À Varsovie en avril/mai 1943.  Il y eut également d’autres révoltes dans des ghettos d’Union Soviétique.  Il y eut l’exemple remarquable des frères Bielski en Biélorussie, qui formèrent un groupe de partisans dans les forêts, un groupe qui finalement comprit et sauva un millier de civils juifs.

 

Qu’est-ce qui fait donc une nation ?  Disons l’identité de culture ou de langue, un passé commun et la volonté sinon de continuer à vivre ensemble à tout le moins celle de s’unir pour une ou des actions en commun, éphémères ou durables.  Et, dans ce sens restrictif, il y eut effectivement des nations au sein de ces effroyables univers concentrationnaires sous égide nazie.  Néanmoins, chaque fois ces entités puisèrent leurs forces dans une foi, une vision d’avenir ou de survie, communes et dans une volonté inébranlable de réaliser l’objectif quel qu’en fût le coût humain.

05/06/2011

Nation et univers concentrationnaire