Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

01/08/2016

La trumpification par la N-VA de la politique belge

LA TRUMPIFICATION PAR LA N-VA DE LA POLITIQUE BELGE

 

De plus en plus souvent la N-VA pratique une politique évident»e de trumpification de la politique belge.

 

Qualifions et définissons ce néologisme :

Trumpification : déclaration ou intention politique courte et souvent sans fondement dialectique ou logique sérieux, à la Trump, visant à définir un problème ou proposer une solution à un problème d’une manière frappante et populiste, parfois odieuse, afin de rallier de futurs suffrages ou un soutien populaire.

 

On a vu la N-VA qui, en fin de semaine dernière, s’était encore distinguée sur ce plan, tombant ces derniers temps et de plus en plus fréquemment, à un niveau de bassesse qui, d’un point de vue de logique et de dialectique pures, rapproche ce parti de déclarations populistes de chefs de parti ou d’état telles que nous les connaissons déjà chez Le Pen, Wilders, Orban (Hongrie), Petry (Alternative für Deutschland), etc.

 

Déjà après les quatre attentats en une semaine en Allemagne, De Wever s’était ouvertement gaussé du "Wir schaffen das !" {nous le réaliserons !} de la chancelière Merkel, sa célèbre phrase de l’an passé pour dire que l’Allemagne était capable d’accueillir et de traiter avec décence et humanité 1 million de migrants. De Wever donc, le petit bourgmestre d’Anvers, gonflé de son énorme importance, eut le culot de dire publiquement à la chancelière allemande qu’elle faisait fausse route et qu’il fallait fermer les frontières aux migrants et faire patrouiller des soldats dans les rues des cités allemandes. Mais, il y eut pis. Louis Ide, le secrétaire général de la N-VA, posta en fin de semaine dernière un tweet avec une photo du père Jacques Hamel et la mention "Martyre de France" et pour destinataire ou référence wbeke {Wouter Beke, président du CD&V) et le texte "Wir schaffen das ! #merkel". Histoire de bien faire comprendre aux masses populaires illettrées et ignares que le meurtre du prêtre français découlait de la politique de tolérance et d’approche humaniste de la chancelière allemande. Et, pour mieux comprendre encore, il faut savoir qu’après la première attaque contre Merkel par BDW, Wouter Beke avait défendu la chancelière et sa politique humaniste.

 

Tous les racistes flamands auront jubilé et ne se seront posé aucune question quant au fondement dialectique de ce tweet ou des déclarations préalables de De Wever à propos d’effroyables attentats qui non seulement effraient la population belge mais la rendent paranoïaque.

 

Décortiquons, d’un point de vue dialectique, ce qu’il en est.

 

(Un) De Wever a conseillé à Merkel de fermer les frontières et de faire patrouiller des militaires dans les rues des villes allemandes. Le 22 mars 2016, dans plusieurs villes du pays et à Zaventem, il y avait des militaires et des policiers sur les dents en Belgique depuis novembre 2015 et le niveau 4 à l’époque. Ont-ils pu empêcher les attentats à Zaventem et au métro de Maelbeek ? Les militaires et policiers français ont-ils pu empêcher l’attentat à Nice le 14 juillet ? Je ne dis pas que la présence de militaire dans les rues du pays est inutile; elle a surtout un effet de publicité et de trumpification auto-satisfaisants pour les responsables politiques et un effet placebo pour une opinion publique paniquée et parano depuis cette vague d’attaques indiscriminées contre des cibles civiles.

(Deux) Sur quatre attaques en une semaine en Allemagne, deux avaient un caractère de désordre psychique privé {l’homme qui a tué 9 personnes devant un fastfood, et celui qui a tué une collègue ; tous deux souffraient de problèmes psychiques}. Quant à celui du train pratiquant une attaque au couteau et à la hache et de l’homme qui s’est fait exploser en rue, des militaires ou des policiers n’auraient pu les empêcher de tuer.

 

(Trois) Le prêtre Hamel a été tué par deux jeunes de France radicalisés et ayant prêté allégeance à Daech. Aucun des deux n’était migrant au sens premier du terme; tous deux avaient été élevés dans des familles normales ne pratiquant pas l’Islam radical. Tant pour les attentats de masse en France que ceux commis en Belgique, il s’agissait non pas de migrants qui les commirent, mais de Musulmans radicalisés qui ont grandi dans nos cités françaises ou belges.

 

Lier ainsi le meurtre odieux de ce prêtre, par des jeunes qui se sont auto-conditionnés à la guerre sainte, à la politique ouverte, accueillante, emphatique et humaniste de la chancelière allemande à l’égard des migrants, procède des méthodes de Trump: la réduction d’un problème ou d’une solution à un problème au plus bas et vulgaire dénominateur commun.

 - - - - - - - - -

 Avant cela, on avait entendu le génial débatteur flamand Geert Bourgeois dire la veille du 11 juillet que le peuple flamand crachait sur la frontière linguistique. 6 Millions et demi de crachats sur la frontière séparant la Flandre travailleuse de la Wallonie gréviste, si ce n’est nullement comparable au mur contre l’immigration mexicaine que veut faire construire Trump, cela frappe. Par ses incommensurables bêtise et imbécillité. Le mur de pierres c’est autour de Trump qu’il faudrait le bâtir, et le mur de crachats c’est autour de ce clown de Bourgeois qu’il faudrait le projeter.

 

Le problème, c’est que ce sont là le genre de phrases réductrices d’esprits médiocres et guère évolués sur le plan du développement psychologique, d’une logique douteuse, qui frappent les esprits des gens qui n’ont plus les capacités neuronales suffisantes pour distinguer ce qui est vrai de ce qui est trumpiste, qui n’ont plus les capacités mentales pour lire des articles de fond autrement qu’en vitesse sur Google, qui n’ont plus l’envie de réfléchir par eux-mêmes sur des problèmes et, partant, d’arriver à des solutions personnelles.

 

Prenons un autre cas en Flandre et toujours de la N-VA. Le ministre flamand du bien être animal Weyts veut faire interdire l’abattage d’animaux sans étourdissement. Initiative louable. Sauf qu’elle vise principalement les Musulmans (et les bouchers juifs par le biais, qui procèdent aussi à l’égorgement rituel) et que si ce Weyts avait vraiment à cœur le bien-être animal plutôt que d’en mettre une dans le baba des Musulmans, il lui faudrait interdire la production, vente et consommation de homards et de moules (jetés vivant dans de l’eau bouillante), de foie gras (gavage d’oies ou de canards), et il devrait s’évertuer aussi à conseiller à ses concitoyens flamands de réduire leur consommation de viandes rouges ou maigres.

 - - - - - - - -

 J’avais été choqué lors de la formation du gouvernement en octobre 2014, qu’un parti francophone démocrate s’allie avec un parti nationaliste, séparatiste et aux tendances populistes comme l’est la N-VA.

 

Ce qui est le plus choquant maintenant, ce n’est plus la formation de ce gouvernement au pedigree politique plus que douteux, ce qui choque maintenant, c’est que la N-VA se rend coupable de plus en plus fréquemment de déclarations simplistes mais marquantes, populistes mais payantes, le plus souvent sans sérieux fondement dialectique ou logique, à des fins d’appât électoral et qu’il n’y ait pas une seule personne décente au sein du MR qui ose ouvrir la bouche et contredire le seigneur d’Anvers ou l’une quelconque de ses machines humaines à décerveler {Petit Robert : décerveler = rendre stupide}. Ce que font couramment des gens du CD&V ou Open VLD, pourtant partenaires dans la coalition flamande, en contredisant point par point le Seigneur d’Anvers.

 

Comme quoi, on pourra dire plus tard, que ce ne sera pas la seule N-VA qui aura réussi à enterrer la Belgique, le MR y aura également apporté sa contribution majeure en tolérant l’intolérable, en acceptant l’indécence politique, en flirtant avec un parti aux vertus et idées méphitiques.

20:10 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : n-va

13/07/2016

La Croatie actuelle: terreau de fascime Ustasha

LA CROATIE ACTUELLE : TERREAU DE FASCISME USTAŠA

 

La Croatie, terre ensanglantée durant de nombreux conflits, est avant tout connue comme destination de vacances, victime de l’agression serbe lors de la guerre civile et pour son équipe de football arborant fièrement le fameux damier rouge et blanc.

 

À propos de l’équipe de football justement, Der Spiegel décrit certains des aspects les moins reluisants de la fédération de football croate et des supporters du team national. L’actuel boss de la fédération de football est Davor Šuker, l’ancien joueur de renommée internationale qui, en 1998, tint l’Allemagne en échec lors du championnat mondial. Šuker que des photos datant de 1996 montrent alors qu’il était allé à Madrid saluer la tombe d’Ante Pavelić, l’ancien leader Ustaša de l’État semi-autonome de Croatie instauré sous le régime nazi avec leur approbation. {note : j’emploie Ustaša au singulier, Ustaši au pluriel}. Quant à l’entraîneur adjoint de l’équipe nationale, Josip Šimunić, il est – toujours selon Der Spiegel - réputé avoir pris le micro après la qualification de la Croatie pour le championnat du monde en 2014 et crié "Za Dom" (pour la Patrie), cri de ralliement des Ustaši durant la guerre et leur collaboration avec les boches. Cri auquel répondirent les supporters en chœur "Spremni" (prêts). {informations factuelles et citations cf. l’article "Der Fluch des Vaterlands" -‘La malédiction de la Patrie’, no. 26/2016} Nous avons vu récemment en France le comportement de hooligans croates lors d’un match, se comportant d’une pure manière fascistes à la sauce Ustaša, 70 ans après la fin de la guerre.

 

Rappelons-nous les faits. Durant la guerre, la Croatie choisit le camp de l’Allemagne nazie et combattit donc contre les ennemis naturels du IIIème Reich : les Serbes, les Juifs et les Tsiganes. Même certains des plus hauts gradés de la Wehrmacht furent horrifiés par la cruauté des Ustaši. Ainsi, le plus haut gradé allemand en Yougoslavie, Edmund Glaise von Horstenau, mentionna dans un rapport destiné à sa hiérarchie à Berlin : « les cochonneries indescriptibles de cette bande de meurtriers et criminels. » En juillet 1941, il rapportait déjà : « Selon des rapports fiables des dernières semaines de nombreux militaires et observateurs civils allemands dans les villes et les campagnes, l’Ustase est devenue tout à fait folle. » Le camp de concentration le plus célèbre de l’état semi-autonome croate Ustaša fut Jasenovac. Des milliers de détenus y moururent, victimes de famine, sévices et exécutions. On estime que la Croatie Ustaša fut directement responsable de la mort de 30.000 Juifs, 29.000 Tsiganes et 600.000 Serbes. {informations factuelles et citations en italiques extraites de "Hitlers Buitenlandse Vrijwilligers" – ‘Les Volontaires Étrangers d’Hitler’, par Christopher Ailsby, éd. Deltas, en néerlandais}.

 

L’un des rares et infatigables combattants pour la vérité historique et la traque des criminels de guerre nazis et de leurs collaborateurs a été et demeure Efraim Zuroff, directeur actuel du Centre Simon Wiesenthal à Jérusalem. Alors que j’étais en contact mail avec lui en 2010, il eut la bonté, de me faire parvenir le manuscrit de la version révisée de son livre à propos de sa traque de 30 ans de criminels nazis et de leurs collaborateurs en Europe, intitulé ‘Operation Last Chance – One Man’s Quest to Bring Nazi Criminals to Justice’ - ‘Opération Dernière Chance – la quête d’un homme pour amener les criminels nazis devant la justice’. Le chapitre 13 est entièrement consacré à la Croatie post guerre civile.

 

À propos du premier président de la Croate indépendante, Franjo Tudjman, Zuroff écrivait « Mais quand il devint un politicien à la fin des années 80, il adopta une politique d’extrémisme nationaliste qui glorifiait les Ustasha et envoyait un message très négatif destinées aux minorités de Croatie. Dans l’un de ses discours célèbres, il exprima sa joie "Dieu merci, ma femme n’est ni serbe ni Juive". » Une initiative du président croate fut de faire de Jasenovac un « mémorial national de toutes les victimes croates de la violence politique. » Incluant donc également les victimes du communisme. Quel moyen idéal d’occulter les innombrables crimes de guerre et actes génocidaires dont les Ustaši se rendirent coupables !

 

Zuroff nous permet également d’avoir une idée de la mentalité des pires criminels croates, des décennies après qu’ils eurent commis leurs crimes. Il mentionne un extrait d’interview d’un des anciens dirigeants du camp de Jasenovac, Dinko Šakić, diffusée le 16 avril 1998 sur Channel 13 de la télévision argentine. À la question de l’intervieweur : « Comment expliquez-vous donc les atrocités cruelles qui eurent lieu, la terreur, les exécutions ? », la réponse de Šakić est de la pure logorrhée classique d’évasion de la réalité et d’autojustification : « Les personnes sont mortes de mort naturelle. Il y eut une épidémie de typhus, par exemple, mais il n’y avait pas de fours crématoires qui ont tué quiconque. Je pense que vous êtes celui qui ne comprend pas. Le vrai problème à Jasenovac est que nous n’avons pas pu finir le travail. Je dors comme un bébé. Si on m’offrait le même poste aujourd’hui, je l’accepterais. » {toutes informations factuelles et citations en italiques des trois paragraphes précédents extraites de ‘Operation Last Chance – a Man’s Quest to Bring Nazi Criminals to Justice’ par Efraim Zuroff}.

 

Zuroff a, de manière répétée, fustigé le noyau dur fasciste et pro-Ustaša de certains supporters de football croates, arborant parfois le U provocateur, ou hurlant des slogans rappelant la guerre et la collaboration {cf. le site www.DefendingHistory.com , auquel je collabore également}. Comme l’indique à juste titre Der Spiegel « Sur des joueurs (…) comme la star du Real Modrić repose le poids actuel de la malédiction de la mission imposée par la patrie : ils vivent à l’étranger, connaissent le monde, doivent cependant porter le maillot du dessin à damier d’une fierté nationale rabique comme l’Europe en connaît peu. » {citation de l’article "Der Fluch des Vaterlands", Der Spiegel 26/2016}.

 

Et, rappelons que l’emblème de drapeau et d’étendard du régime pronazi Ustaša d’Ante Pavelić était un damier blanc/rouge dont les carrés angulaires extérieurs étaient blancs, avec en alternance des carrés rouges/blancs à l’intérieur. Et pour la Croatie actuelle, le drapeau arbore un damier rouge/blanc, les couleurs des carrés angulaires extérieurs sont maintenant rouges, avec pour l’intérieur une alternance de carrés blancs/rouges. Et, rappelons aussi que la monnaie sous Pavelić était la kuna. Quelle est la monnaie actuelle de la Croatie démocratique : la kuna !

 

L’UE a accepté la Croatie en tant qu’état membre sans aucunes réserves. Un pays de plus dans l’UE dans lequel de dégoûtants étalages d’un passé nazi ou collaborationniste n’ont pas été effacés ou qui n’ont pas connu de perspective historique impartiale.

 

Les pères fondateurs de l’Union européenne doivent se retourner dans leurs tombes à voir que leurs formidables idéaux ont été salis par de médiocres politiciens qui sont aveugles devant la réalité dans de trop nombreux pays de l’ancien bloc de l’Est, de manifestations pronazies, d’actes antisémites et d’une nouvelle vénération – allant jusqu’à la pose de statues ou d’enterrements de dépouilles mortelles en grandes pompes – de personnes qui en fait furent et demeurent des criminels de guerre aux yeux de tout être humain démocrate qui a encore un sens de l’histoire et de la décence. Et une pensée pour les millions de victimes de ce fou, de ses peuples allemand et autrichien pleins de bonne volonté ainsi que des centaines de milliers d’enthousiastes collaborateurs, serviteurs dans les usines ou pelotons de la mort.

21/06/2016

Garder la Forme

GARDER LA FORME

 

Récemment, lors d’une prise de sang à cause d’une fatigue persistante, je me suis aperçu qu’il était préférable pour ma santé que je me reprenne en main, taux de cholestérol trop élevé et la glycémie à deux points du diabète. J’ai obtenu un délai de trois mois pour refaire une prise de sang avec indice glycolisé qui détermine le taux de glycémie dans le sang sur une durée plus longue et qui confirmera ou infirmera le diagnostic de diabète.

 

J’ai donc pris les devants et dès le lendemain de la réception de ma prise de sang, j’ai éliminé un tas de mauvaises habitudes alimentaires de mon régime et commencé à faire attention à la teneur en cholestérol et glycémique de ce que je mange.

 

J’ai connu des diabétiques qui se piquaient et qui, quand on allait en visite d’amitié chez eux, offraient de la tarte l’après-midi, le tour de passe-passe étant une dose d’insuline plus importante. Une fois par année pour un anniversaire, mon épouse et moi-même allons manger dans un restaurant près de Damme en Flandre. J’y mange généralement du poisson, mais quand je vois autour de moi des gens qui mangent allègrement leurs 400 grammes de viande sans sourciller, j’en suis malade. Nous avions un ami diabétique et souffrant d’hypertension qui avait l’habitude de manger dans les 300/400 grammes de viande comme repas principal, pratiquement tous les jours. Et comme me l’avait dit un ancien collègue flamand, dans sa famille, dans sa jeunesse, il fallait manger de la viande tous les jours, c’était là sans doute le signe psychologique d’une richesse comparée aux années de disette juste après la fin de la guerre.

 

On constate que beaucoup de gens – en dépit de tous les articles et des nombreuses mises en garde à la télévision lors de talk shows ou d’émissions à portée médicale -, ne font au fond pas du tout attention à leur santé. Personnes fragiles des bronches et des poumons qui continuent à fumer. Femmes qui de plus en plus se mettent à fumer et dont la proportion de cancers des poumons augmente en conséquence. Personnes qui boivent tous les jours et qui sans être de véritables poivrots font preuve d’une légèreté de compréhension des capacités d’absorption à la longue d’organes vitaux comme le pancréas et le foie. Personnes qui abusent de plats préparés ou de fast food, sans parler des gâteaux à la crème, etc.

 

Dans ma jeunesse, alors que j’avais moins de 3 ans, mes parents sont allés voir le frère et la belle-sœur de mon père, m’emportant évidemment avec eux. La belle-sœur souffrait de tuberculose active et en est morte. Le résultat ? J’ai très tôt fait des anticorps, mais, a posteriori, je me dis que c’était criminel de la part de mes parents, j’aurais pu l’attraper cette tuberculose.

 

La malbouffe, les plats préparés, les restaurants de fast food, les pâtisseries industrielles, la sédentarité que la télévision offre puisqu’elle est devenue l’unique hobby et divertissement pour une majorité de gens, le Net et les longues heures de station immobile avec des jambes et des pieds tout aussi statiques, ont créé tant d’habitudes nocives et de facilités d’accès à la malbouffe, que les résultats sur le plan de la santé sont effarants. De plus en plus d’enfants et d’adultes sont maintenant obèses dans nos pays d’Europe de l’Ouest. Il y a actuellement de plus en plus de personnes qui doivent prendre des médicaments pour l’hypertension, un cholestérol élevé, le diabète. Sans parler des allergies qui maintenant touchent une moitié des enfants et adolescents et, assez paradoxalement, d’après certains professeurs en médecine, ce seraient nos conditions hygiéniques trop bonnes qui n’offriraient plus suffisamment de protection et d’anticorps à nos pioupious. Comme quoi, notre propre jeunesse à nous vautrer dans n’importe quelle boue ou saleté et l’hygiène fragmentaire que nous avons connue étaient salutaires.

 

J’ai toujours été fasciné de voir avec quelle légèreté des hommes qui réfléchiraient longuement pour prendre une décision rationnelle et justifiée, par exemple pour l’achat d’une voiture, d’une maison, d’un appartement, lâchent tout quand il s’agit de leur propre santé et de leur propre avenir. Je me souviens ainsi d’un ancien copain que je n’avais plus revu depuis une quinzaine d’années. Nous étions allés boire un verre avec lui, il fumait beaucoup et il buvait comme un trou. Il avait un excès de poids au niveau du ventre notamment. Je m’étais fait la réflexion {mon épouse est infirmière de formation, donc j’ai des affinités avec ce domaine médical} qu’il se trouverait tôt ou tard confronté à une crise cardiaque foudroyante ou à un AVC. Un an plus tard, il s’écroulait et mourait chez lui, victime d’une embolie foudroyante. Ce n’était pas de la divination de ma part, c’était écrit dans sa façon de vivre, de manger, de boire, et de ne pas tenir compte de certaines règles de santé élémentaires.

 

Bon, d’autre part, nous avons tous connu des gens qui buvaient, noçaient et mangeant en surabondance et qui ont vécu vieux. Comme des gens qui sans avoir jamais fumé se sont retrouvés avec une tumeur aux poumons.

 

Toutefois, on sait maintenant que certaines formes de cancers sont évitables (cancers des poumons, de l’œsophage et de la gorge, des intestins), qu’il est possible de maintenir sous contrôle la tension, le cholestérol et la glycémie par des mesures d’hygiène alimentaire appropriées. On sait que l’activité physique a un effet sain et positif sur de nombreux facteurs négatifs (cholestérol et glycémie élevés, hypertension). On sait que le recours à des plats préparés conduit à des dérèglements de santé. On sait un tas de choses en fait, qu’on ignore, délibérément, par « je-m’en-foutisme » ou par pure réaction de sale gosse {je n’en ferai qu’à ma tête, na !}. Y a-t-il, comme le soutien Freud, un instinct de mort, qui pousse hommes, femmes, adolescents, à se ficher de tout, à ne tenir compte d’aucun conseil culinaire ou de santé ?

 

Et, si souvent on parle de santé physique et du besoin de pratiquer un sport ou bouger régulièrement, quid de nos facultés mentales ? Dissémine-t-on l’information tous azimuts que pour conserver l’esprit agile il faudrait faire autre chose que de fixer écran de télévision, de jeux ou d’ordinateur, durant des heures ? Lire autre chose qu’une revue, regarder autre chose qu’un De Funès ou un show d’amuseurs. Car si nous avons un capital santé en parlant du corps, nous avons également un capital mental qui s’étiole, se délite, s’estompe. Des études pourtant ont démontré qu’il est possible, même au-delà de soixante ans, de créer de nouvelles connexions neuronales, il suffit de le vouloir.

 

C’est dommage que tant de personnes se laissent aller, que tant de personnes se condamnent par ignorance ou choix délibéré à leur propre mort alors que si elles avaient fait un minimum d’efforts – et j’avoue que cela me coûte de manger moins de chocolat, de me priver d’apéritifs pour un oui, pour un non, ou de frites -, elles auraient pu ou pourraient avoir de meilleures conditions d’existence et de mort.