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13/08/2018

LES CRIMES DU COMMUNISME SOVIÉTIQUE

LES CRIMES DU COMMUNISME SOVIÉTIQUE

 

‘’Vers le lointain vont les monticules de têtes de personnes.

Je me rétrécis ici – nul ne me remarque plus,

mais en caressant des livres et des jeux d’enfants

je ressusciterai d’entre les morts pour dire que le soleil brille.’’

(Y. Mandelstam, 1937, cité dans ‘Enemies of the People’ par David Morse, sur le Net)

 

Je me marre toujours quand je lis que d’éminents personnages français tels Aragon, Rolland, Montand, Signoret, de Beauvoir, Sartre, furent cocos à certaines périodes de leur vie et, le plus fréquemment, quand une partie informée de l’intelligentsia mondiale connaissait déjà la portée, l’ampleur, des crimes commis par ceux qui se disaient les défenseurs des droits des travailleurs, à commencer par cet incomparable berceau des travailleurs que fut l’URSS. Pour ces égarés de l’amnésie sélective, il y avait pourtant eu suffisamment de repères historiquement indéniables et ce dès l’avènement de l’Octobre Rouge et la prise de pouvoir par Lénine ensuite par Staline.

 

Si l’URSS fut effectivement le berceau d’une valeur, ce fut celle de la terreur rouge. Lénine ne s’en cacha pas, ce fut lui qui fut à l’origine de la création d’une police de terreur secrète, la Tcheka dont le Soviétique d’origine polonaise Derjinski fut le premier démiurge {j’ai vu à Vilnius dans le musée du génocide un fac-similé de la lettre d’origine adressée par Lénine au fondateur de la police secrète soviétique}. On sait maintenant par nombre d’ouvrages historiques que Lénine par les hommes de la Tcheka réprima par la terreur – le sang ou l’incarcération, l’exil ou le camp -, les tentatives d’ouvriers ou de masses de la population civile manifestant pour plus d’équité, plus de droits, faisant grève ou s’opposant à des mesures jugées inéquitables. Lénine et les siens brisèrent également toute opposition de parti; Lénine et les siens emprisonnèrent ou tuèrent ceux suspectés d’êtres bourgeois, gros propriétaires terriens, entrepreneurs, anciens officiers du Tsar, bref tout ce qui réel ou imaginaire différait de la notion de travailleur. Et, inutile de dire que les méthodes utilisées ne différaient en rien de celles du Tsar et de ses Cosaques, sauf que Lénine fut encore pire dans la terreur contre les  ennemis du peuple.

 

La Tcheka se transforma au fil des décennies en OGPU, GPU puis en NKVD, plus tard en MVD puis en KGB. Le système du Goulag {ГОСУДАРСВЕННОЕ УПРАВЛЕНИЕ ЛАГЕРОВ, Administration d’État des Camps} fut établi dès la fin des années 20. Son objectif était simple: non pas redresser par l’enseignement de valeurs positives mais utiliser du matériau humain en nombre illimité pour réaliser des travaux utiles ou le plus souvent chimériques {ex. le Canal Blanc qui coûta la vie à des centaines de milliers de zeks – terme qualifiant le détenu du goulag}. Les historiens retinrent les noms des bourreaux sanguinaires subséquents à la tête de l’appareil de police secrète: Yagoda, Ièjov, puis Beria, qui tous trois finirent leur vie comme ils avaient traité les ennemis du peuple, emprisonnés et/ou liquidés. Dès sa création le Goulag fut alimenté en matériau inépuisable sur la base d’un des douze alinéas de l’article 58 du Code pénal. La question que tout zek posait à un autre zek était ‘lequel?’ Non pas l’article mais l’alinéa de l’accusation. Tout citoyen soviétique risquait d’être arrêté la nuit ou sur le lieu de son travail, victime d’une dénonciation, d’indices imaginaires ou ayant été placé sur une liste donnée le soir à Staline pour approbation (Staline approuva ainsi l’arrestation de Pauline Molotov, la femme de son ministre des affaires étrangères}, puis on le flanquait dans une des prisons comme la Loubianka ou Boutyrki à Moscou, on le privait de sommeil en l’interrogeant {et torturant psychologiquement ou physiquement} durant des semaines voire des mois jusqu’à ce qu’il signât des aveux. Puis, on le liquidait d’une balle dans la nuque ou on l’envoyait au goulag assorti d’une peine par exemple de 10 années de goulag + 5 ans d’exil, le plus souvent en Sibérie ou dans les régions glacées du Nord, comme la Kolyma à la sinistre réputation. Dans les camps, outre une majorité de ‘politiques’, c’étaient les droits communs qui tenaient le haut du pavé et parmi eux les privilégiés, les ВОРЫ В ЗАКОНЕ {les chefs mafieux}.

 

Vers la fin des années 20 Staline avait engrangé des plans quinquennaux appelés ‘NEP’ {nouvelle politique économique}, puis une réforme agraire en profondeur. Cette réforme double s’attaqua à éradiquer les koulaks {soi-disant ‘gros’ propriétaires terriens} puis celle de collectivisation visait l’intégration de force dans des Kolkhozes et Sovkhozes de tous les paysans du pays. Parallèlement à cette politique d’une dureté inimaginable, Staline – qui, comme Lénine, détestait l’Ukraine pour ses velléités indépendantistes – décida de faire fouiller les villages et masures privées en Ukraine par les hommes de la police secrète {comptant alors déjà plus de cent mille hommes de troupe robotisée} afin de débusquer voire de condamner ou de tuer ceux qui volaient et cachaient les biens agricoles de l’état et refusaient la collectivisation. C’est la fameuse famine qui tua au bas mot des millions de citoyens soviétiques innocents. Catherine Merridale (‘Ivans Oorlog’} estime que la dékoulakisation et la famine induite par la  collectivisation causèrent 10 millions de victimes. Martin Gilbert {‘Descent into Barbarism’} indique que durant les 6 années de collectivisation forcée se terminant en 1934, 73 % du bétail, 83 % des chevaux et 87 % des moutons avaient disparu pour ne pas être remplacés.

 

Vers le milieu des années 30 et surtout après l’assassinat de Kirov en 1934, le maire de Leningrad {sans doute ordonné par Staline qui voyait en lui un concurrent dangereux}, des vagues successives de personnes le plus souvent innocentes remplirent les prisons, les cimetières et le goulag. Cette terreur rouge alla croissante et culmina durant les années 37/38. Ingénieurs, architectes, scientifiques, interprètes, biologistes, mathématiciens, artistes, travailleurs étrangers engagés au travail en URSS, intellectuels, militaires, aucune tranche de population ne fut épargnée ni même les enfants. Ce qui frappa l’opinion à cette époque et aurait dû mettre la puce à l’oreille des cocos français ce furent les procès publics où les accusés pour lesquels la peine capitale fut requise furent des chefs militaires du calibre et de l’impeccable réputation comme Toukhachevski, Yakir, Blioukher, Yegorov, de même que 8 amiraux, 16 commissaires politiques. Qui disparurent d’une balle dans la nuque. Tout comme 43.000 officiers supérieurs de l’Armée rouge dont une partie fut exécutée et une autre envoyée au goulag {chiffres d’après Allan Bullock – ‘Hitler und Stalin – Parallele Leben’}. Pour donner une idée globale au niveau de la population de ces années de terreur rouge, pour 1937/1938, 700.000 citoyens soviétiques furent exécutés et 1 million et demi arrêtés. Les écrivains et poètes ne furent nullement épargnés par la terreur rouge. Yossip Mandelstam mourut en route pour le goulag après une dénonciation à la suite de sa lecture en cercle restreint d’un poème de parodie de 80 vers critiques de Staline {sa veuve Nadejda cite le fait que le lendemain 5 déclarations avec texte complet étaient en possession du NKVD}. Varlam Chalamov, Evgenia Ginsburg, Soljenitsyne, furent ainsi des hôtes du goulag et eurent l’opportunité de relater leurs désastreux souvenirs et de les voir publiés. Ils ne furent pas les seuls. Staline avait horreur des intellectuels et surtout des écrivains. Gorki échappa au goulag providentiellement par sa propre mort.

 

Staline exporta même sa terreur puisqu’on sait que durant la guerre civile d’Espagne, le NKVD, présent sur place, liquidait toute forme de socialisme ou d’anarchisme contraire aux préceptes léninistes, dont furent victimes notamment les combattants du POUM et son chef, ainsi que d’autres factions surtout d’obédience anarchiste. Le 5 mars 1940, Beria, le chef du NKVD écrivait à Staline pour lui demander l’autorisation de liquider près de 30.000 détenus, dont une partie importante composée d’officiers polonais arrêtés lors de l’invasion de la partie est de la Pologne le 17 septembre 1939 en vertu de clauses secrètes du Pacte Molotov-Ribbentrop. Du fac-similé que je possède (et de la lettre adressée à Khrouchtchev en 1959), on voit bien que Staline, Molotov, Vorochilov, de même que Kalinine et Kaganovitch furent en faveur de cette mesure que Beria avait qualifiée de mesure la plus extrême: fusiller. Ce fut le massacre connu sous le nom de Katyn. Tout juste avant l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie {la semaine du 14 juin 1941} et alors que Staline avait précédemment envoyé des centaines de milliers de soldats de l’armée rouge à la mort lors de l’invasion avortée de la Finlande, le NKVD purgea les pays baltes, partie de son giron politique depuis 1940. 100.000 personnes furent ainsi arrêtées, une partie liquidée, l’autre envoyée au goulag, parfois par familles entières.

 

Quand l’URSS fut envahie à partir du 22 juin 1941, lors du retrait rapide et généralisé, le NKVD n’oublia pas de liquider tous ses prisonniers avant de fermer boutique dans la plupart des villes et bourgades importantes. Certains massacres de la sorte se chiffrèrent en milliers de victimes, comme à Lvov, Kaunas, Riga. Alexander Soljenitsyne cite (‘Arkhipelag Gulag’} qu’en 1943 on trouva ainsi à Vinnitsa en Ukraine des dépouilles dans des fosses communes au nombre total de 9.439. Toutes victimes ligotées et tuées par balles de petit calibre dans la nuque {la méthode du NKVD!}. Mais la paranoïa, la folie des grandeurs et la croyance aveugle en sa science innée de l’art militaire firent en sorte que Staline, le Père des Peuples qui s’était autoproclamé chef de la Stavka (état-major) eut, dès le tout début de l’invasion de son pays par les hordes nazies, l’immense bêtise d’ordonner des stratégies désastreuses d’attaques mal conçues et vouées à l’échec, de refus de reculer ou de retrait sur une seconde zone de défense {le plus souvent inexistante par ailleurs}, ayant eu pour résultat après la chute de Kiev en septembre 1941{où là, également, il refusa à Boudienny et Kirponos tout retrait} qui eurent pour conséquences de centaines de milliers de soldats de l’armée rouge tués inutilement. Et, après à peine 3 mois de combats, plus d’un million et demi de soldats de l’armée rouge furent fait prisonniers. Des hommes qui, pour la majorité, moururent de faim, de sévices, ou de maladies, dans des camps de fortune ou des Konzentrationslager nazis. Cet emploi abusif par Staline de groupements d’armées qu’on envoyait à la défaite voire à la mort sans avoir les éléments militaires de base nécessaires pour définir des tactiques ou stratégies sensées peut aussi être qualifié de crime du communisme soviétique. Et, il ne faut pas oublier que les maréchaux Joukov, Koniev, Rokossovski, Tchouïkov {le héros de Stalingrad}, ne lésinèrent jamais sur le matériau humain; eux aussi se rendirent coupables d’attaques parfois nécessaires mais selon des tactiques sanglantes ne tenant aucun compte des pertes humaines mais simplement de diktats de Staline ou de la Stavka. Durant la totalité de la guerre, tout juste derrière le front et les combattants soviétiques, il y eut les troupes du NKVD et de leur section de Spetsotriad {sections spéciale} dont le seul rôle était de traquer, débusquer, interroger les militaires à l’arrière du front sans justification, les soldats encerclés revenus parmi les troupes soviétiques et les civils suspects ou non de collaboration et, le plus souvent, de les exécuter à l’abri des regards. Au retour des quelque 3 millions de soldats soviétiques prisonniers de guerre survivants {sur un total de 5 millions et demi au départ}, des centaines de milliers d’entre eux furent envoyés au goulag comme ‘collaborateurs’ des Allemands, tout comme un nombre important de civils soviétiques enrôlés de force dans le travail obligatoire en Allemagne revenus au pays. À partir du 18n mai 1944, soupçonnés de trahison avec l’ennemi, 47.000 familles soit 200.000 Tatares furent expulsés de Crimée et envoyés par wagons vers l’est ; des milliers moururent en cours de route. D’autres peuples avaient déjà été expulsés de leur patrie, tels les Allemands de la Volga, des habitants d’Ingouchie, de Tchétchénie, par dizaines de milliers {cf. Catherine Merridal}.  L’URSS traita les prisonniers de guerre allemands comme elle traita ses propres citoyens, ils furent envoyés au goulag et traités en esclaves et seule une minorité y survécut: par exemple 6.000 sur les 91.000 prisonniers allemands faits à Stalingrad. Et, n’oublions pas parmi les crimes soviétiques, les quelque 2 millions de femmes allemandes violées {chiffre cité par Antony Beevor dans ‘La Chute de Berlin’} ainsi que les centaines de milliers de civils tués en Silésie et Poméranie det Allemagne orientale lors de leur occupation par les troupes soviétiques. Avant sa mort, Staline eut encore l’énergie pour s’attaquer à l’intelligentsia juive en URSS et notamment la Ligue contre l’antisémitisme, la décapitant, tuant et arrêtant ses principaux dirigeants, puis il y eut également le complot des médecins {avec une majorité juive} qui furent sauvés de leur arrestation et mort ou déportation grâce au décès inopiné de Staline le 5 mars 1953.

 

Et après la mort de Staline et le 20ème congrès du Parti communiste de l’URSS au cours duquel Khrouchtchev dénonça les crimes de Staline (en 1956), oubliant par la même occasion que durant la guerre il fut Commissaire politique en Ukraine et eut connaissance et approuva de par sa fonction, nombre de crimes soi-disant staliniens? Le goulag ne désemplit pas. Même si ce leader autorisa en personne la publication d’‘Un Jour de la Vie d’Ivan Denissovitch’ par Soljenitsyne, lui-même et ses successeurs brisèrent toute velléité de liberté littéraire ou simplement sociale. N’oublions pas également que la terreur communistes soviétique rouge sévit de la fin de la guerre jusqu’à la chute du Mur de Berlin et l’accession à l’indépendance de tous les pays du Comecon, ceux de l’Europe de l’Est. Là aussi la paranoïa stalinienne et celle de ses successeurs fit des centaines de milliers de victimes tuées ou envoyées au goulag. N’oublions pas non plus que la même année où Khrouchtchev dénonça avec des larmes de crocodile les crimes de Saline, quelques mois plus tard, il envoyait l’Armée rouge à Budapest pour y réprimer par le sang la tentative de liberté des Hongrois, tout comme il l’avait déjà fait en Pologne et à Berlin en 1953 et 1956. Tout comme Brejnev le fit en 1968 en Tchécoslovaquie.

 

En octobre 2012, Dmitry Medvedev, alors 1er Ministre de la Fédération de Russie disait en se référant aux crimes staliniens «Cela doit rester dans les annales de l’histoire afin que cela ne se reproduise plus jamais. Parce que faire la guerre contre son propre peuple est un crime grave.» Là aussi, une énorme hypocrisie pour quelqu’un qui avait vu Poutine envoyer les troupes de l’armée russe en Tchétchénie et y perpétrer des massacres à grande échelle contre des gens de son propre peuple, souvent des civils, comme le fit Staline jadis. Et dans l’est de l’Ukraine, la Russie actuelle ne se rend-elle pas coupable d’atteintes à l’intégrité de la territorialité nationale ukrainienne et aux droits de l’homme, après avoir accaparé la Crimée? Et, en Syrie, récemment, de combien de bavures et de cibles civiles délibérées attaquées par des pilotes d’avion la Russie ne s’est-elle pas rendue coupable? Une Russie qui si elle a officiellement quitté l’habit communiste n’en a pas pour autant assimilé le respect des droits de l’homme et des lois internationales. La Russie qui n’est plus le Berceau du Travailleur, plutôt le repaire des oligarques, des mafieux, des corrompus et des despotes en tout genre.

 

Oui, Staline est mort et avec lui la terreur rouge…c’était il y a longtemps…mais la Russie actuelle est, elle, pétrie de démocratie, d’égalité, de solidarité…

21/07/2018

LE MONDIAL DE FOOT - SOMNIFÈRE DE L'HISTOIRE

LE MONDIAL DE FOOT - SOMNIFÈRE DE L’HISTOIRE

 

Quand il y a une coupe mondiale ou européenne de foot, les masses populaires {donnez-leur du pain et des jeux!} mais de plus en plus les bobos qui trouvent un motif de satisfaction et de fierté nationales au travers des exploits de leur équipe, oublient tout. Ils ont le regard rivé sur l’écran, que ce soit chez eux, sur une place publique, dans un café, et ne compte plus que la victoire de leur équipe donc de leur pays. Une victoire dont ils s’auréoleront publiquement comme s’ils y étaient pour quelque chose. Ou une défaite qui leur brisera le cœur et les laissera sur la place publique en larmes, images toujours touchantes et plaisantes pour ceux qui n’ont pas perdu et qui peuvent hurler comme des coyotes aux abois dès que le score final – victorieux – reste affiché sur l’écran.

 

La dernière coupe du monde en Russie avait eu pour effet – compte tenu des problèmes qu’a l’Europe avec ce pays – de faire circuler au préalable un mot d’ordre parmi les chefs d’état ou de gouvernement, de ne pas se prêter à cette énorme machine de propagande de Poutine. Donc, de toute manière, de ne pas y mettre les pieds en tant que chef d’état ou de gouvernement. Las, on vit en Russie le Roi Philippe Belgique à deux reprises, le président français Macron – photographié à côté de Poutine lors de la finale -, et le 1er Ministre belge Charles Michel ainsi que le ministre des affaires étrangères belge Didier Reynders. Les journalistes sportifs francophones envoyés sur place parlèrent de foot et certainement jamais des droits de l’homme ni de démocratie; à eux, on peut leur pardonner. Quant aux chefs d’état et de gouvernement français et belge, ils auraient à tout le moins dû avoir l’élémentaire décence de ne pas y aller.

 

Pourquoi ce mot d’ordre de boycott du Mondial? Simple: (1) il y a toujours des sanctions économiques et politiques contre la Russie de la part de l’UE et des States, (2) il y a des preuves d’ingérence de l’armée russe dans le conflit dans la partie est de l’Ukraine, car elle y envoie des soldats sous uniformes vaguement de rebelles ukrainiens et les morts sont rapatriés en cachette, même parfois pour les familles russes concernées, (3) il y a de sérieux indices que le vol MH37 de Malaysian Airlines ait été abattu par un système sol/air de type ‘Buk’ qui ne peut et ne sait être utilisé que par des troupes russes et non pas par des amateurs ukrainiens, (4) la Russie a annexé la Crimée. A cette liste non-exhaustive, on pourrait ajouter que les autorités russes mettent systématiquement en prison et condamnent en vertu d’accusations fallacieuses tous les opposants sérieux au régime de Poutine quand ils ne se font pas assassiner par le plus malencontreux des hasards. On sait que par la passé, des journalistes d’investigation dont Politkovskaïa {qui investiguait l’atteinte aux droits de l’homme lors de la 2ème guerre de Tchétchénie} ont déjà été assassinés. Récemment, au Royaume-Uni, il y a eu l’attaque au produit délétère russe novitchok contre la famille Skripal qui a vu une exacerbation des relations diplomatiques entre l’UE et la Russie et l’expulsion de dizaines de diplomates à différents niveaux. On sait aussi qu’il n’y a aucune véritable démocratie en Russie, que journaux, chaînes de télévision, sont sous étroit contrôle rédactionnel.

 

Aucun membre du gouvernement britannique ni de la famille royale ne s’est rendu en Russie. Merkel n’y est pas plus allée.

 

Pourquoi a-t-il fallu que Macron, le Roi Philippe, Charles Michel, notamment, s’y soient rendus? Simple: pour surfer sur la vague populaire que les prestations faramineuses des équipes de Belgique et de France ont produite comme somnifère pour leurs propres populations qui du coup, oubliaient problèmes sociaux, perte du pouvoir d’achat, mécontentement avec le gouvernement en place, pertes d’emplois, précarisation accentuée des couches déjà les plus précarisées.

 

Et pour tous ceux qui ont soutenu la Croatie – quelle magnifique équipe! – der Spiegel du 7 juillet et Marianne du 20 juillet rapportent tous deux qu’après certains matches, notamment contre l’Argentine, certains des joueurs les plus en vue de ce tournoi comme Modrić, Rakitić, Mandžukić, Lovren, entamèrent et se firent filmer occupés à chanter des chants d’extrême droit et entonnant le slogan Ustaša "Za dom – spremni!" {Pour la patrie, nous sommes prêts}. Pour tous ces ignares qu’embrase le football tout en leur endormant l’esprit, il faut savoir que la régime Ustaša d’Ante Pavelić collabora activement avec les nazis durant la Seconde guerre mondiale; on estime que durant cette soi-disant indépendance de la Croatie durant la guerre 30.000 Juifs, 29.000 Tsiganes et 600.000 Serbes furent tués, souvent avec la participation active des miliciens ustaši {cf. «Hitlers Buitenlandse Vrijwilligers» par Christopher Allsby, mais aussi le livre et les articles à ce sujet de l’historien américano-israélien Efraim Zuroff, directeur du Centre Simon Wiesenthal à Jérusalem}. Durant la guerre civile dans l’ex-Yougoslavie, les Croates se rendirent aussi coupables de meurtres en masse en Bosnie-Herzégovine à l’encontre des Musulmans bosniaques. Et pour comble de négationnisme historique au niveau de l’état, la Croatie actuelle membre de l’Union européenne prit comme emblème national le damier blanc et rouge (il était inversé sous le régime de Pavelić) et reprit la kuna comme monnaie nationale, l’ancienne monnaie en usage dans ce pays ustaša.

 

Ah, elle est belle, elle est formidable notre Europe, quelle belle solidarité autour d’un ballon de foot!

17/06/2018

TOUT VA TRES BIEN, MADAME LA MARQUISE

TOUT VA TRÈS BIEN, MADAME LA MARQUISE

 

Si notre monde fonctionnait plutôt bien que mal jusqu’à 2016 {abstraction faite des pauvres, des déshérités, des affamés et des victimes de maladies endémiques en Afrique notamment, des victimes de violence, de celles du Sida, etc.}, il semble maintenant que des hommes, espèces de Deus ex machina, aient décidé de foutre un sacré tohu-bohu {à défaut de l’emploi d’un autre terme plus savoureux} dans le fonctionnement global de nos pays démocratiques. Et c’était nécessaire car un monde ne peut être parfait, il faut nécessairement qu’il craque aux entournures, qu’il se désintègre. Plutôt alors de parler de créatures du Seigneur, on pourra parler de l’œuvre de Satan, Satan ayant fait l’homme à son image machiavélique.

 

Pour le réchauffement climatique, on a parlé de l’attitude de Trump le rejetant, rejetant toute forme de lutte contre ce fléau humain, mais avant cela il y avait déjà des pays comme la Pologne, l’Allemagne, des régions comme la Flandre, qui sous couvert de combattre ce réchauffement par des vagues promesses, voient en fait les objectifs concrets de lutte et de réduction des gaz à effets de serre régresser, Merkel parlant même de rejeter cette nécessaire lutte à 2025. Et que dire de firmes comme VW qui y vont également de leur petit coup de main en truquant leurs logiciels afin que notre monde se noie encore un peu plus dans les particules fines, oxyde d’azote et autres saletés sanitaires vendues par elles, sous couvert du label « Made in Germany », synonyme de qualité s’il en est.

 

Pour ce qui concerne la marée migratoire en provenance de l’Afrique ou de l’Orient, certaines mesures ou déclarations politiques, certaines interdictions, certains diktats, d’hommes européens ont pour conséquence de diminuer la surpopulation mondiale puisqu’il est désormais beaucoup plus facile de se noyer de manière pérenne dans l’une ou l’autre des eaux d’accès à l’Europe. Cette mesure n’est pas discriminatoire ou sujette à opprobre puisqu’elle vise dans une parfaite égalité et harmonie humaine de destin enfants, bébés, femmes, hommes, vieillards et malades ou mourants. L’Australie, craignant la contagion migratoire, isole ces pestiférés sur une île, une idée qui semble titiller certaines de nos plus brillantes intelligences politiques européennes dont le chancelier autrichien Kurz {ayant affirmé récemment qu’il faut mettre ces expulsés de pays européens dans un endroit très peu plaisant aux confins de l’UE}, et le Secrétaire d’État à la migration Francken, sans parler d’Orban ou des dirigeants polonais et italiens.

 

La Syrie n’était certes pas le paradis sur terre, eh bien maintenant, ce pays, avec la collaboration enthousiaste des démocraties parfaites que sont la Turquie, la Russie, tous deux du côté du gouvernement syrien et l’Arabie Saoudite officiellement du côté des rebelles, est parvenu à se transformer en enfer sur Terre. En à peine 7 ans et à peine avec 6 millions de réfugiés à l’étranger et 600.000 morts. Oui, d’accord, Bashar El-Assad n’est pas encore parvenu à égaler les records de Hitler ou de Staline mais il s’y emploie, il s’évertue à démolir ses propres villes, à tuer tous les ressortissants de son pays, avec l’aide scientifique non seulement des Russes, des Turcs et de collaborateurs de l’armée voire de bénévoles (cf. le fantastique documentaire de BBC2 sur la guerre en Syrie, en deux parties}, avec la parfaite machine huilée des services de renseignements, des services secrets voire ceux de la Force aérienne {cf. le chef de ce service Jamil Hassan, selon un article récent dans Der Spiegel 24 du 9/6/2018}. Il faut l’avouer, le gars, il est sérieusement doué, il surpasse presque son maître Hitler en diversité diabolique. Et l’Arabie saoudite avec laquelle la Belgique n’hésite pas à croiser le fer quand il s’agit de match de football a réussi à démolir une partie du  Yémen, bombardant, affamant, et tuant là aussi sans discrimination et pour contrer la surpopulation mondiale. Il faut reconnaître aussi que ces gars et filles de Daech s’y mettent également pour réduire la population mondiale. Une forme bizarre d’ailleurs de happening que ces explosions à la voiture piégée ou par ceintures d’explosifs. Ces mecs et ces filles n’aiment pas la musique ni la danse ni toute forme de plaisir physique, chez eux l’expression prendre son pied a pris une tout autre signification, une espèce de Big Bang existentiel. Ils s’envoient en l’air avec le courage des lâches et des médiocres, s’attaquant de préférence à ceux qui ne sont pas armés pour se défendre. Tout comme les pilotes d’avions de chasse russes et turcs, les pilots d’hélicos syriens larguant des barils d’explosifs sur leur propre population pour l’éradiquer.

 

Dans le commerce, depuis 2008, cela n’allait plus trop mal, les pauvres devenaient de plus en plus pauvres, les riches de plus en plus riches, et ceux entre les deux extrêmes de plus en plus stressés, sauf qu’il y avait tout de même le FOOT pour distraire ces couches sociales inférieures et la BIÈRE pour faire passer les rancœurs. Vint TRUMP, il vint, il vit, il vainquit et instaura un nouvel ordre mondial: le chaos {une doctrine de Stephen Bannon à la base}. Une étude américaine a démontré que si on chassait tous les Mexicains des States, cela coûterait 1000 milliards de $ à l’économie américaine. On sait que Trump ne sait ni lire un texte long ni raisonner, il a commencé à saper la propre économie de son pays en renvoyant déjà les premiers Mexicains pourtant généralement de très bons travailleurs et très estimés de leurs employeurs. On peut compter sur les doigts d’une seule main, les nations amies des States après un an et demi de règne trumpien: la Corée du Nord. Maintenant, décidé à faire trembler l’ordre économique mondial, il déclenche une guerre économique via des tarifs d’importation excessifs dans les States vis-à-vis du Canada et du Mexique, de l’UE et de la Chine. Trump contribue également à la lutte contre la surpopulation mondiale en favorisant la vente d’armes dans son pays, sans limites, poussant ainsi quantités de débiles ou machos ou simplement des blancs suprémacistes à devenir des serial killers. Le Royaume-Uni avait au préalable inauguré sa propre forme de trumpisme en décrétant qu’il voulait récupérer sa souveraineté via le Brexit. Pour le R-U, la lutte contre la surpopulation mondiale se fait via l’utilisation de matériaux extérieurs inflammables dans les grands buildings, l’alcoolisme généralisé parmi certaines couches de la population les plus imbéciles, et une régression qualitative dans les services publics de santé {National Health Service} conduisant à des listes d’attente qui conduisent souvent à des décès prématurés, faute de place.

 

Heureusement, il reste la Belgique, bastion de modernité, de concepts innovateurs, d’idées renversantes, de démocratie solidement ancrée. La Belgique, l’une des rares nations à encore préserver le caractère sacré des droits de l’homme! On n’a pas de pétrole en Belgique mais on a des centrales nucléaires. On n’aura bientôt plus de centrales nucléaires {qui se fissurent déjà de toutes parts} et après? Ничего! Rien! On n’y a pas pensé. Tout comme Merkel qui a paniqué après Fukushima et qui a décidé à elle seule de fermer toutes les centrales nucléaires de son pays sans penser à la transition énergétique. C’EST CELA DIRIGER UN PAYS: prendre des décisions à l’emporte-pièce sans penser à l’avenir! En Belgique, notre Ministre à la Santé publique refuse d’entériner et d’appliquer les recommandations d’une commission chargée de la lutte contre l’alcoolisme, ayant déclaré (cf. De Standaard d’il y a quelques jours), «que quelqu’un qui achète une bouteille de vin ou boit un verre de bière, n’a pas nécessairement un problème l’alcoolisme.» Dans un pays où toute publicité ayant trait aux Diables Rouges se réfère nécessairement à l’ingurgitation de bière, sans aucune censure morale ni sanitaire! Dans un pays où l’alcoolisme social, au volant, et de bon aloi (barbecues, regarder un match de foot en foule, festivals de rock publics, etc.} restent encore de mode et où le binge drinking est en augmentation, on n’a pas de pétrole, pas d’idées, mais aussi aucun courage, aucune intelligence, ni politique et, surtout, aucun sens moral.

 

Je vois pour le moment un seul aspect positif dans notre monde actuel: le MUNDIAL DE FOOT! Dans la véritable patrie des droits de l’homme {et de la femme} – la Russie -, dans ce pays où les journalistes ne ressentent aucune entrave au libre et démocratique exercice de leur profession, dans ce pays où tous les opposants au régime de Poutine disposent de facilités physiques, sociales et financières impossibles à énumérer tant elles sont nombreuses, se joue l’avenir de notre PLANÈTE! Tant que tous ces crétins amateurs de foot regarderont leurs matchs à la télé, ils ne seront pas dérangés par ces images de gosses ou de femmes enceintes repêchés à l’état de corps de la Méditerranée, ils ne devront pas supporter ces inlassables et embêtants attentats en Afghanistan, Syrie, Irak, Pakistan voire dans d’autres pays où affleure l’émancipation et l’épanouissement personnels par les explosifs, ils n’auront pas à se farcir ces images de tueries, d’explosions, d’attaques à l’arme chimique en Syrie, ils n’auront pas à regarder des marches blanches en l’honneur de victimes d’attentats par nos propres fous de Dieu en France, Belgique ou Allemagne, ils n’auront pas à se taper les nouvelles mesures tarifaires qu’un homme au développement mental de 10 ans aura imaginées {et tweetées auparavant}, ils n’auront pas à se farcir les imbécillités contraires aux droits de l’homme d’un Francken, d’un Kurz, d’un Orban, et le silence coupable de ceux qui travaillent à leurs côtés au sein de l’Europe, voire d’un gouvernement.

 

VIVE LE FOOT, MADAME LA MARQUISE, TOUT VA DÉSORMAIS TRÈS BIEN!